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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 99 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 99
p. 99 — Gallica (BnF)
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Prise quelquefois de parer ses pemePrise quelquefois de parer ses périodes
riodes auec trop de curiosité, compériodes avec trop de curiosité, comme
me si c' estoit prendre les habits oucomme si c’était prendre les habits ou
le fard d’ vne courtisane qui ne sonle fard d’une courtisane qui ne songe
ge qu’ l’ exterieur; au lieu que l’ esonge qu’à l’extérieur; au lieu que l’éloquence
loquence veut plaire auec dignité,l’éloquence veut plaire avec dignité,
& paroistre auec ceste maiesté queet paraître avec cette maiesté que
merite le grand Empire qu’ ellemérite le grand Empire qu’elle
exerce sur nos am es. Maiore animo exexerce sur nos am
b. 2. aggredienda eloquentia, dit Quinti
lien, quæ si toto corpore val et, vngues
polire, & capillum reponere, non exipolire, et capillum réonrée, non existimabit
stimabit ad curam suam pertinere.existimabit ad curam suam pertinere.
L’ erreur oü i’ apprens que viuentL’erreur ou j’apprens que vive
des personnes qui croient que tout
rencontre de voielles soit vicieus,
& qu’ on m’ a dit mesmes auoir comet qu’on m’a dit mêmes avoir composé
posé des liures où ils ont soigneucomposé des livres où ils ont soigneusement
sement éuité de tomber dans cétsoigneusement évité de tomber dans cet
ihconuenient, m’ oblige d’ en direihconvenient, m’oblige d’en dire
icy vn petit mot.Il ne faut pas dou,ici un petit mot. Il ne faut pas dou,
ter qu’ il n’ y ait de certains con ¬ter qu’il n’y ait de certains concours