Aller au contenu
GrandSiècle
← Fiche du document

Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 100 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 100
p. 100 — Gallica (BnF)
cours de voielles, qui sont grandeconcours de voielles, qui sont grandement
ment fuïr cause du mauuais songrandement à fuir à cause du mauvais son
quien proeede, dellt iiry a pointquien proède, dellt jouiry a point
d’ oreilles qui ne se trouuent offend’oreilles qui ne se trouvent offensées.
sées.Mais aussi ne faut -il pas penoffensées. Mais aussi ne faut-il pas penser
ser que ce soit vne maxime generapenser que ce soit une maxime générale,
le, qu’ on ne doiue iamais souffrirgénérale, qu’on ne doive jamais souffrir
deus voielles qui se touehent.A ladus voiees qui se touehent. A la
verité Demetrius nous apprenovérité Demetrius nous appreno
qu’ Isocrate & ses disciples la voulu ¬ in iua.qu’Isocrate et ses disciples la cheveux jua.
rent establir; en quoi ils furentrent établir; en quoi ils furent
contredits par d’ autres qui croioiẽtcontredits par d’autres qui croiaient
ce conflict, ou collision de voielles,ce confit, ou collision de voielles,
comme les Latins en parlent, pour
vne chose du tout indifferente.L' aune chose du tout indifférente. L’auis
uis de Demetrius, qui doit estre ceL’avis de Demetrius, qui doit être ce
me semble suiui, tient le milieu enme semble suivi, tient le milieu entre
tre ces deus extremitez.Et commeentre ces deus extrémités. Et comme
il veut qu’ on s’ abstienne quelqueil veut qu’on s’abstienne quelquefois
fois d’ vn certain choc de voielles,quelquefois d’un certain choc de voielles,
qui blesse notablement l’ ouye;qui blesse notablement l’ouie;
aussi monstre t’ il que d’ en vouloir