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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 98 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 98
p. 98 — Gallica (BnF)
machus, ont quelquefois esté loüésCallimachus, ont quelquefois été loués
d’ auoir acheué des pieces auec in iud.d’avoir achevé des pièces avec in jud.
beaucoup de subtilité & d’ eleganbeaucoup de subtilité et d’élégance;
ce; mais on ne les a iamais compad’élégance; mais on ne les a jamais compared
red aus Phidias, ni aus Policletes,compared aus Phidias, ni aus Polilates,
qui égaloient dans leurs ouuragesqui égalaient dans leurs ouvrages
la hnaiesté des Dieus qu’ ils reprela héroïque des Dieus qu’ils représentaient.
sentoient.L’ Eloquence est encoreprésentaient. L’éloquence est encoIe
Ie plus austere en cecy que la PeinencoIe plus austère en ceci que la Peintuphe,
tufe, ou la Statuaire, ne pouuantPeintue, ou la Statuaire, ne pouvant
souffrir qu’ on s’ assuiettisse bassesouffrir qu’on s’assuiettisse bassement
ment toutes les regles d’ vne artibassement à toutes les règles d’une artificieuse
ficieuse elocution.Nous voions enartificieuse élocution. Nous voions en
effet que l’ harmonie trop affectée,effet que l’harmonie trop affectée,
& le son trop recherché des perioet le son trop recherché des périodes
des de Mecenas & de Gallion, nepériodes de Mecenas et de Gallion, ne
plaisoit pas ces grands Orateurs la. or.plaisait pas à ces grands Orateurs la. or.
qui examinoient les causes de laqui examinaient les causes de la
cotruption que l’ espace d’ vn sieclecotruption que l’espace d’un siècle
seulement auoit mis dans leur eloseulement avait mis dans leur éloquence.
quence.C’ est pourquoi l’ on peutéloquence. C’est pourquoi l’on peut
dire que ceste diuine faculté me ¬dire que cette divine faculté mePrise