Aller au contenu
GrandSiècle
← Fiche du document

Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 97 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 97
p. 97 — Gallica (BnF)
84
ue par l’ eloquence d’ Herodote &Que par l’éloquence d’Hérodote et
de Thucydide. le n’ auancerai doncde Thucidide. le n’avance donc
Iien dauantage sur ce sujet, sinonJien davantage sur ce sujet, sinon
qu’ encore qu’ on ne puisse trop
estimer les periodes nombreuses,estimer les périodes nombreuses,
il faut neanmoins vser de tempeil faut néanmoins user de tempérament
rament en cela, comme en toutetemperament en cela, comme en toute
autre chose.Homere mesme neautre chose. Avocate même ne
s’ est pas soucié bien souuent de las’est pas soucié bien souvent de la
quantité d’ vn vers, pour suiurequantité d’un vers, pour suivre
l’ impetuosité de son grand Genie,l’impétuosité de son grand Génie,
qu’ il n’ eust pas voulu arrester sur siqu’il n’eût pas voulu arrêter sur si
peu de chose.Et il me souuient quepeu de chose. Et il me souvient que
le Sophiste Eunapius adiouste cele Sophiste Eunapius ajoute à ce
propos, qu’ on doit imiter Phidias
qui trauailla de telle façon, quequi travaille de telle façon, que
sans estre trop exact aus moindressans être trop exact aus moindres
mesures, il fit ceste Pallas qui fut lamesures, il fit cette Pals qui fut la
merueille de plusieurs siecles.Ceusmerveille de plusieurs siècles. Ceus
de ceste profession qui se sont exerde cette profession qui se sont exercés
cez en petit auec quelque reputaexercés en petit avec quelque réputation,
tion, comme Calamides, & Calli ¬réputation, comme Calamides, et Callimachus,