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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 96 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 96
p. 96 — Gallica (BnF)
posé vnebelle oraison pour moncomposé unebelle oraison pour montrer
strer combien ceste locution tropmontrer combien cette locution trop
nombreuse & trop poëtique estoitnombreuse et trop poétique était
vicieuse en prose, ne laissa pas de
faire vn vers sans y penser dés lefaire un vers sans y penser dès le
commencement de son discours.
Il ne faut pas douter que ce deIl ne faut pas douter que ce défaut
faut ne soit aussi blasmable en nodéfaut ne soit aussi blâmable en notre
stre langue qu’ en aucune autre;notre langue qu’en aucune autre;
c’ est pourquoi nous voions que
ceus dont ie viens de parler, quiceus dont je viens de parler, qui
Ont le mieus entendu les delicaresOnt le mieus entendu les délicaresses
ses de l’ eloquence Françoise, se sontdélicats de l’éloquence Française, se sont
fort curieusement eslongnez desfort curieusement élevés des
limites de la poësie dans leurs comlimites de la poesie dans leurs compositions
positions oratoires.Cecy soit dit compositions oratoires. Ceci soit dit à
Fégard des nombres, & de la caFégard des nombres, et de la cadence
dence des periodes, car la poësie acadence des périodes, car la poesie a
d' ailleurs beaucoup de choses quid’ailleurs beaucoup de choses qui
ornent merueilleusement l’ oraiornent merveilleusement l’oraison,
son, & qui la rendent plus magnil’oraison, et qui la rendent plus magnifique,
fique, comme Demetrius le prou - sle.magnifique, comme Demetrius le prou-âle.