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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 94 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 94
p. 94 — Gallica (BnF)
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me lui ceste agreable harmoniecomme lui à cette agréable harmonie
des periodes, s’ en sont acquittez dedes périodes, s’en sont acquittés de
teme 1orte; que re Pre penie pasteme 1orte; que re Pre pénie pas
qu’ on puisse porter plus haut vnequ’on puisse porter plus haut une
si importante partie de l’ eloquensi importante partie de l’éloquence.
ce.Car ce seroit se tromper del’éloquence. Car ce serait se tromper de
croire qu’ encore que l’ oraison n’ ait
pas ses pieds & ses nombres si senpas ses pieds et ses nombres si sensibles
sibles que la poësie, ils soient moinssensibles que la poésie, ils soient moins
considerer pour cela dans la proà considérer pour cela dans la prose
se que dans les vers.Tant s’ en faut,prose que dans les vers. Tant s’en faut,
les maistres asseurent que la cadenles maîtres assurent que la cadence
ce nombreuse d’ vn Orateur est cieer. incadence nombreuse d’un Orateur est cieer.in
bien plus difficile obseruer quebien plus difficile à observer que
celle d’ vn Poëte, pour ceste raisoncelle d’un Poète, pour cette raison
entre autres, que celui - là est oblientre autres, que celui-là est obligé
gé d' éuiter soigneusement les meobligé d’éuiter soigneusement les mesures
sures poëtiques, n’ y aiant rien demesures poétiques, n’y aiant rien de
plus vicieus dans vne oraison, queplus vicieus dans une oraison, que
d’ y glisser inopinément quelqued’y glisser inopinément quelque
vers.Siest -ce que q’ a esté vne chovers. Siest-ce que que a été une chose
se si difficile aus anciens, de ne paschose si difficile aus anciens, de ne pas