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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 93 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 93
p. 93 — Gallica (BnF)
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ie dis par l’ authorité de leurs ouje dis par l’autorité de leurs ouvrages,
urages, si ie ne craignois d' offenserouvrages, si je ne craignais d’offenser
beaucoup de personnes par le
chois de deus ou de trois.L’ vn d’ enchois de deus ou de trois. L’un d’entre
tre eus, que te croy auoir le plusd’entre eus, que te crois avoir le plus
merité en ceste partie, comme aumérité en cette partie, comme au
reste des ornemens de nostre lanreste des ornements de notre langue,
gue, a couru la fortune de tous ceuslangue, a couru la fortune de tous ceus
qui excellent en quelque profesqui excellent en quelque profesiion,
iion, par l’ enuie qui s’ est particuprofesiion, par l’envie qui s’est particulièrement
lierement attachée luy.Ce seroitparticulièrement attachée à lui. Ce serait
augmenter ceste ombre importuaugmenter cette ombre importune
ne de sa vertu de le de signer dauanimportune de sa vertu de le de signer davantage;
tage; ie ne dois pas d’ ailleurs romdavantage; je ne dois pas d’ailleurs rompre
pre pour lui le vœu de mon silence;rompre pour lui le vœu de mon silence;
& c’ est sans doute, quoi que nouset c’est sans doute, quoi que nous
nous taisions, qu’ il éprouuera aussinous taisions, qu’il éprouvera aussi
bien que Menandre, les iugemensbien que Ménandre, les jugements
de la posterité plus fauorables quede la postérité plus favorables que
ceus de son siecle.Il me suffit deceus de son siècle. Il me suffit de
dire ce pendant, que lui, & ceus quidire ce pendant, que lui, et ceus qui
ont heureusement trauaillé com ¬ont heureusement travaillé comme