Aller au contenu
GrandSiècle
← Fiche du document

Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 92 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 92
p. 92 — Gallica (BnF)
Rheteurs nous ont laissé vn assezRhéteurs nous ont laissé un assez
grand nombre de preceptes.Maisgrand nombre de préceptes. Mais
pour ce que ie n’ écris pas vne Rhepour ce que je n’écris pas une Rhétorique,
torique, me contentant de touRhétorique, me contentant de toucher
cher simplement les points que i’ aitoucher simplement les points que j’ai
creu importer d’ autant plus l’ ecru importer d’autant plus à l’éloquence
loquence de ce tems, qu’ ils sontl’éloquence de ce temps, qu’ils sont
moins considerez; il n’ y a pas lieumoins considérez; il n’y a pas lieu
ce me semble de nous arresterce me semble de nous arrêter
beaucoup sur ces qualitez, & ce sebeaucoup sur ces qualités, et ce seta
ta assez d’ y faire quelques legeresseta assez d’y faire quelques légères
re flexions.Car premierement pourre flexions. Car premièrement pour
ce qui est des nombres & du sonce qui est des nombres et du son
des periodes, il faut auoüer que nodes périr, il faut avouer que notre
stre langage a receu depuis peunotre langage a reçu depuis peu
tant de graces pour ce regard, quetant de grâces pour ce regard, que
nous ne voions gueres de periodesnous ne voions guère de périodes
mieus digerees, ni plus agreablemieus digères, ni plus agréablement
ment tournées dans Demosthene,agréablement tournées dans Demôthène,
ou dans Ciceron, que sont cellesou dans Ciiron, que sont celles
de quelques - vns de nos Escriuains.de quelques-uns de nos Écrivains.
Il me seroit aisé de prouuer ce queIl me serait aisé de prover ce que