Aller au contenu
GrandSiècle
← Fiche du document

Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 88 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 88
p. 88 — Gallica (BnF)
par ce qu’ il semble auoir dauantaparce qu’il semble avoir davantage
ge de pointes que celui qui est plusdavantage de pointes que celui qui est plus
diinasy es ataasalne qae beadeodp
de figures comme les antitheses, &de figures comme les antithéses, et
les allusions y paroissent auec vnles allusions y paraissent avec un
éclat nompareil.Il faut pourtantéclat nompareil. Il faut pourtant
auoüer que toutes ces petites genavouer que toutes ces petites gentillesses
tillesses ne sont considerables, quegentillesses ne sont considérables, que
comme les moindres estoilles quicomme les moindres étoiles qui
brillent nos yeus en tremblottant;brillent à nos yeus en tremblottant;
au lieu que la vraie eloquence doitau lieu que la vraie éloquence doit
estre comme vn Soleil plein de chaêtre comme un Soleil plein de chaleur
leur & de lumiere, dont les influenchaleur et de lumière, dont les influences
ces peuuent tout sur nos esprits.Etinfluences peuvent tout sur nos esprits. Et
puis que nous ne sçaurions mieuspuisque nous ne saurions mieus
comprendre vne chose si diuine,comprendre une chose si divine,
que par des comparaisons prises du
Ciel, i’ adiousterai que le stile romCiel, j’ajouteai que le style rompu,
pu, & les periodes brisées, sont bienrompu, etles périodes brisées, sont bien
qapables d’ exciter dans nos amesqapables d’exciter dans nos âmes
vne émotion semblable celle queune émotion semblable à celle que
cause icy bas le mouuement de tre ¬cause ici bas le mouvement de trepidation,