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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
pas vne grande merueille si l’ onpas une grande merveille si l’on
s’ accorde si peu sur l’ vsage des pas’accorde si peu sur l’usage des paroles
roles dans la Rhetorique, puisparoles dans la Rhétorique, puis
qu' elles ont le mesme effect dansqu’elles ont le même effet dans
toutes les disciplines, & que lestoutes les disciplines, et que les
hommes qu’ on a creu les plus raihommes qu’on a cru les plus raisonnables
sonnables n’ en ont peu conuenir.raisonnables n’en ont peu convenir.
Passons au second article, & y conPassons au second article, et y considérons
siderons les periodes separément,considérons les périodes séparément,
comme membres qui composent
les corps de l’ Oraison, dont nous
parlerons en troisiesme lieu, suiparlerons en troisième lieu, suivant
uant nostre diuision.suivant notre divertision.
C' est vne chose merueilleuseC’est une chose merveilleuse
qu’ il y ait des hommes tellement
nez à se donner de la pene dansnez à se donner de la pénétre dans
leurs compositions, comme dit
Quintilien, qu’ ils ne croient iaQuintilien, qu’ils ne curaient jamais
mais auoir rien écrit a - propos, sijamais avoir rien écrit à-propos, si
ce n’ a esté auec beaucoup de diffice n’a été avec beaucoup de difficulté.
culté.Ceus de ceste humeur ne sedifficulté. Ceus de cette humeur ne se
satisfont que fort rarement, ils
s’ accorde si peu sur l’ vsage des pas’accorde si peu sur l’usage des paroles
roles dans la Rhetorique, puisparoles dans la Rhétorique, puis
qu' elles ont le mesme effect dansqu’elles ont le même effet dans
toutes les disciplines, & que lestoutes les disciplines, et que les
hommes qu’ on a creu les plus raihommes qu’on a cru les plus raisonnables
sonnables n’ en ont peu conuenir.raisonnables n’en ont peu convenir.
Passons au second article, & y conPassons au second article, et y considérons
siderons les periodes separément,considérons les périodes séparément,
comme membres qui composent
les corps de l’ Oraison, dont nous
parlerons en troisiesme lieu, suiparlerons en troisième lieu, suivant
uant nostre diuision.suivant notre divertision.
C' est vne chose merueilleuseC’est une chose merveilleuse
qu’ il y ait des hommes tellement
nez à se donner de la pene dansnez à se donner de la pénétre dans
leurs compositions, comme dit
Quintilien, qu’ ils ne croient iaQuintilien, qu’ils ne curaient jamais
mais auoir rien écrit a - propos, sijamais avoir rien écrit à-propos, si
ce n’ a esté auec beaucoup de diffice n’a été avec beaucoup de difficulté.
culté.Ceus de ceste humeur ne sedifficulté. Ceus de cette humeur ne se
satisfont que fort rarement, ils
