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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 68 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 68
p. 68 — Gallica (BnF)
se trauaillent la plume la main;se travaillent la plume à la main;
comme l’ oiseau qui se bat la percomme l’oiseau qui se bat à la percIres
cIres aa Heirere perieee les PatpercIres aa Hérére périée les Pat
gue plus qu’ vn discours entier negue plus qu’un discours entier ne
deuroit faire, s’ ils estoient moinsdevrait faire, s’ils étaient moins
persecutez de leur propre Genie.persécutez de leur propre Génie.
Ce n’ est pas que ie vueille dire qu’ ilCe n’est pas que je veuille dire qu’il
ne soit fort bon d' yser de seueriténe soit fort bon d’yser de sévérité
enuers soi - mesme, & de corrigerenvers soi-même, et de corriger
par vne seconde & troisiesme penpar une seconde et troisième pensée,
sée, ce qui est échappe de moinspensée, ce qui est échappe de moins
receuable la premiere.Il n’ y areçuable à la première. Il n’y a
point de conception qui ne nous
plaïse d’ abord lors que nous la couplaïse d’abord lorsque nous la couchons
chons sur le papier, autremet nouscouchons sur le papier, autremet nous
ne prendrions pas la pene de l’ yne prendrions pas la pénétre de l’y
mettre; de sorte que si nous ne remettre; de sorte que si nous ne repafsions
pafsions dessus, apres auoir laissérépafsions dessus, après avoir laissé
refroidir ce premier feu d’ amour,
que nous auons naturellemẽt pourque nous avons naturellement pour
tout ce qui vient de nous, il sortitout ce qui vient de nous, il sortirait
roit beaucoup d’ imperfections desortirait beaucoup d’imperfections de