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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 62 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 62
p. 62 — Gallica (BnF)
qu’ il y auroit du vice d’ en vser de laqu’il y aurait du vice d’en user de la
sorte.Pour le moins est -ce l’ opisorte. Pour le moins est-ce l’opinion
nion de Longinus, que rien ne cap.28.l’opinion de Longinus, que rien ne cap.28.
sert dauantage rendre l' oraisonsert davantage à rendre l’oraison
grande & maiestueuse, que lesgrande et maiestueuse, que les
translations.Et Ciceron les com ¬ Deoa,translations. Et Ccécéron les comuDeoa,
pare sur ce propos aus robes qui
ont esté faites contre le froid, &ont été faites contre le froid, et
qui de puis se portent plus par bien
seance que par besoin.Ce n’ estséance que par besoin. Ce n’est
pas pour pardonner les fautes,
quand on reprent mesmes ce quiquand on reprent mêmes ce qui
peut tenir lieu de vertu.Ie repetepeut tenir lieu de vertu. Je répète
pourtant icy qu’ il est permis depourtant ici qu’il est permis de
faillir eloquamment, & qu’ vne
mauuaise parole a quelquefois aumauvaise parole a quelquefois autant
tant de grace en la bouche d’ vnautant de grâce en la bouche d’un
Orateur, que le begayer en celleOrateur, que le bégayer en celle
des filles, qui rend bien souuentdes filles, qui rend bien souvent
leur parler plus agreable,leur parler plus agréable,
In vitio decor est quadam malè red ¬ ouia,In vitio décor est quadam malè condamn ouia,
dere verba.