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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 60 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 60
p. 60 — Gallica (BnF)
tr diuinis bonis hanc licentiam a ssequetr divinis bonis hanc licentiam a ssequebantur.
bantur.Aussi peut -on dire dans laAssurquebantur. Aussi peut-on dire dans la
Rhétorique, quil nappartient pasRhétorique, qu’il nappartient pas
aus petits Escriuains de se dõner deaus petits Écrivains de se donner de
certaines licéces, qui sont reseruéescertaines léces, qui sont réservées
aus grands maistres seulement.aus grands maîtres seulement.
Or si c’ est vn vice ceus - là deOr si c’est un vice à ceus-là de
ne pas mesurer leurs forces, ie lesne pas mesurer leurs forces, je les
trouue encore plus blasmables lorstrouve encore plus blâmables lorsqu
qu’ ils ont la hardiesse de censurer,
en des ouurages qui regardent l’ een des ouvrages qui regardent l’érnité,
rernité, ces petites paroles que nousl’érnité, ces petites paroles que nous
disons eschapper quelquefois ausdisons échapper quelquefois aus
autres fort heu reusement.C’ est faiautres fort heu résement. C’est faire
re comme Momus qui se mit refaire comme Momus qui se mit à reprendre
prendre Venus d’ estre mal chaussée,reprendre Venus d’être mal chaînesée,
voiant qu’ il ne trouuoit rien en cllevoiant qu’il ne trouvait rien en clle
dont il peût médire.Et i’ oserai endont il plu médire. Et j’oserai encore
core comparer ces iniustes Critiencore comparer ces injustes Critiques
ques ceus qui pensent diminuerCritiques à ceus qui pensent diminuer
la gloire des astres, quand ils se vanla gloire des astres, quand ils se vantent
tent d’ y auoir obserué quelques pe ¬vantent d’y avoir observé quelques petites