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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 59 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 59
p. 59 — Gallica (BnF)
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droits priuilegiez, comme si la neendroits privlégés, comme si la nécessité
cessité d’ exprimer vn bon sens, ounécessité d’exprimer un bon sens, ou
quelque importante peiiee qui hequelque importante péiiee qui he
peut estre fidellement renduë enpeut être fidèlement rendue en
termes communs, nous oblige d’ en
emploier d’ autres.La seconde conemploier d’autres. La seconde condition
dition regarde la personne de celuicondition regarde la personne de celui
qui se veut seruir d’ vn mot qui a bequi se veut servir d’un mot qui a besoin
soin de faueur.Car puis que le nombesoin de faveur. Car puisque le nombre
bre est fort petit de ceus quiappronombre est fort petit de ceus quiapprochent
chent aucunement de l’ eloquencequiapprochent aucunement de l’éloquence
dont nous parlons, il ne doit estredont nous parlons, il ne doit être
accordé qu’ a bien peu de monde deaccordé qu’a bien peu de monde de
s’ attribuer vne liberté qui n’ est cons’attribuer une liberté qui n’est concédée
cedée qu’ aus srands Orateurs.Deconcedée qu’aus srands Orateurs. De
mesme qu’ il n’ est pas permis dans lamême qu’il n’est pas permis dans la
Morale d’ imiter touliours Socrate,Morale d’imiter toulouurs Socrate,
Diogene, ou Aristippe, qui faisoientDiogène, ou Aristippe, qui faisaient
& disoient beaucoup de choseset disaient beaucoup de choses
contre les mœurs de leur tems, parcontre les mœurs de leur temps, par
vn priuilege que leurs vertus nomun privilège que leurs vertus nomofe.
ofe. pareilles s’ estoient acquis, magnu illinomofe. pareilles s’étaient acquis, magnu illi