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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 56 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 56
p. 56 — Gallica (BnF)
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gage.Polybe remarque que de son tiù...langage. Polybe remarque que de son ti rebut...
rems on n' entendoit que fort malrems on n’entendait que fort malailément
ailément le premier traitté des Romalailément le premier traité des Romains
mains auec les Carthaginois, faitRomains avec les Carthaginois, fait
du tems des premiers Consuls, c’ estdu temps des premiers Consuls, c’est
dire quelque peu moins de quatreà dire quelque peu moins de quatre
cens ans auparauant; & nos ancienscents ans auparavant; et nos anciens
Romans nous font voir que nostreRomans nous font voir que notre
langue n’ est pas moins suiette aulangue n’est pas moins sujette au
changement que les autres.Il est
donc besoin que ce qui se pert d’ vndonc besoin que ce qui se pert d’un
costé se repare de l’ autre.A la veritécôté se répare de l’autre. A la vérité
le peuple y donne bon ordre, qui
fait valoir les dictions nouuelles, &fait valoir les dictions nouvelles, et
decredite celles que bon lui semble.décrédite celles que bon lui semble.
Mais pourquoi les habiles hommes
n' auront -ils point de part en cela?n’auront-ils point de part en cela?
Pourquoi ne leur sera -t’ il pas perPourquoi ne leur sera-t-il pas permis
mis au moins de presenter ce peupermis au moins de présenter à ce peuple
ple les paroles dont ils croiront quepeuple les paroles dont ils croiront que
le public aura besoin?Elles ne lui
peuuent pas estre fournies de meil ¬peuvent pas être fournies de meilleure