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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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les Musiciens se seruent d’ vn fausles Musiciens se servent d’un faus
ton, ou d’ vne mauuaise cadenceton, ou d’une mauvaise cadence
dans vn coneert, auee tres grandedans un conéert, auquel très grande
approbation de ceus qui s’ y conapprobation de ceus qui s’y connaissent;
noissent; & que les plus belles femconnaissent; et que les plus belles femmes
mes releuent l’ éclat de leurs beaufemmes relève l’éclat de leurs beautés
tez naturelles, par l’ application d’ vbeautés naturelles, par l’application d’une
ne mouche qu’ elles se mettent surd’une mouche qu’elles se mettent sur
Ie visage.On peut dire aussi qu’ ouJe visage. On peut dire aussi qu’outre
tre ceste grande liberté que lesqu’outre cette grande liberté que les
premiers Orateurs se sont tousiourspremiers Orateurs se sont toujours
donnée, d’ auoir plus d' égard audonnée, d’avoir plus d’égard au
sens qu’ à la diction, bien souuent lasens qu’à la diction, bien souvent la
necessité, & la consideration dunécessité, et la considération du
bien public les oblige d’ en vser ainbien public les oblige d’en user ainsi.
si.Car si on veut considerer comainsi. Car si on veut considérer combien
bien il se pert de mots tous les iourscombien il se perd de mots tous les jours
que l’ vsage abolit, il sera bien aiséque l’usage abolit, il sera bien aisé
de iuger en suitte, que n’ en remetde juger ensuite, que n’en remettant
tant point d’ autres en la place deremettant point d’autres en la place de
ceus - là, nous tomberions bien tostceus-là, nous tomberions bientôt
dans vne extreme necessité de lan ¬dans une extrême nécessité de langage.
ton, ou d’ vne mauuaise cadenceton, ou d’une mauvaise cadence
dans vn coneert, auee tres grandedans un conéert, auquel très grande
approbation de ceus qui s’ y conapprobation de ceus qui s’y connaissent;
noissent; & que les plus belles femconnaissent; et que les plus belles femmes
mes releuent l’ éclat de leurs beaufemmes relève l’éclat de leurs beautés
tez naturelles, par l’ application d’ vbeautés naturelles, par l’application d’une
ne mouche qu’ elles se mettent surd’une mouche qu’elles se mettent sur
Ie visage.On peut dire aussi qu’ ouJe visage. On peut dire aussi qu’outre
tre ceste grande liberté que lesqu’outre cette grande liberté que les
premiers Orateurs se sont tousiourspremiers Orateurs se sont toujours
donnée, d’ auoir plus d' égard audonnée, d’avoir plus d’égard au
sens qu’ à la diction, bien souuent lasens qu’à la diction, bien souvent la
necessité, & la consideration dunécessité, et la considération du
bien public les oblige d’ en vser ainbien public les oblige d’en user ainsi.
si.Car si on veut considerer comainsi. Car si on veut considérer combien
bien il se pert de mots tous les iourscombien il se perd de mots tous les jours
que l’ vsage abolit, il sera bien aiséque l’usage abolit, il sera bien aisé
de iuger en suitte, que n’ en remetde juger ensuite, que n’en remettant
tant point d’ autres en la place deremettant point d’autres en la place de
ceus - là, nous tomberions bien tostceus-là, nous tomberions bientôt
dans vne extreme necessité de lan ¬dans une extrême nécessité de langage.
