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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 54 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 54
p. 54 — Gallica (BnF)
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plus aigu, dit Seneque, que l’ extre - Epinsaplus aigu, dit Sénèque, que l’extre-Épinsa
mité d’ vn épy de bled, ni quant &mité d’un épy de bled, ni quant et
quant de plus Iragile & de plus inuDeant de plus Jragile et de plus inutile
tile , nihil est acutius arista, sed nec fuinutile
tilius. Or no n seulement l’ Eloquen
ce est ennemie des grandes conce est ennemie des grandes contraintes
traintes où nous portent ces vainescontraintes où nous portent ces vaines
subtilitez, quand bien elles ne fesubtilités, quand bien elles ne fe10ient
10ient pas ridicules, & iniustes,fe10ient pas ridicules, et injustes,
comme elles le sont quasi tousiours;comme elles le sont quasi toujours;
mais elle fait mesmes professionmais elle fait mêmes profession
d’ vser par fois d’ vn mot inusité, quid’user par fois d’un mot inusité, qui
seroit ailleurs barbare, & qui neserait ailleurs barbare, et qui ne
laisse pas d’ auoir tres - bonne grace,laisse pas d’avoir très belle grâce,
lors qu’ elle l’ emploie propos, auslors qu’elle l’emploie à propos, aus
lieus où il possede ceste force extralieus où il possède cette force extraQrdinaire
Qrdinaire d' expression, que les GrecsextraQrdinaire d’expression, que les Grecs
appellent tantost emphase, & tanappellent tantôt emphase, et tantôt
tost energie.C’ est ainsi que les Metantôt energie. C’est ainsi que les médecins
decins font entrer heureusementmédecins font entrer heureusement
des poisons dans la composition de
leurs plus souuerains remedes; queleurs plus souverains remèdes; que