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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 53 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 53
p. 53 — Gallica (BnF)
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Nous pouuons donner pour vneNous pouvons donner pour une
maxime beaucoup moins suiette maxime beaucoup moins sujette à
méconte, que ceus done le eemieméconte, que ceus done le éemie
n’ a rien de plus cœur que cét exan’a rien de plus à cœur que cet examen
men serupuleus de paroles, & i’ oseexamen servpulus de paroles, et j’ose
dire de syllabes, ne sont pas pour
reüssir noblement aus choses serieuréussir noblement aus choses sérieuses,
ses, ni pour arriueriamais la masérieuses, ni pour arriver à la magnifieence
gnifieence des pensées.Les Aiglesmagnifieence des pensées. Les Aigles
ne s’ amusent point prendre desne s’amusent point à prendre des
mouches, comme font les moimouches, comme font les moinéaux;
neaux; ni les hommes que l’ espritmoineaux; ni les hommes que l’esprit
esleue par dessus le commun, desélevé par-dessus le commun, à des
choses si fort au dessous d’ eus.Il n’ y
a que les autres dont nous parlonsà que les autres dont nous parlons
qui s’ attachent serieusement desqui s’attachent sérieusement à des
bagatelles.Ie veus bien que leursbagatelles. Je veux bien que leurs
considerations soient aiguës quelconsidérations soient aigues quelquefois,
quefois, & qu’ il y paroisse vnequelquefois, et qu’il y paraisse une
pointe d’ esprit que tout le monde
n’ a pas; mais on la peut auoir enn’a pas; mais on la peut avoir en
des choses de neant.Il n’ y a rien dedes choses de néant. Il n’y a rien de