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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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Nous pouuons donner pour vneNous pouvons donner pour une
maxime beaucoup moins suiette àmaxime beaucoup moins sujette à
méconte, que ceus done le eemieméconte, que ceus done le éemie
n’ a rien de plus à cœur que cét exan’a rien de plus à cœur que cet examen
men serupuleus de paroles, & i’ oseexamen servpulus de paroles, et j’ose
dire de syllabes, ne sont pas pour
reüssir noblement aus choses serieuréussir noblement aus choses sérieuses,
ses, ni pour arriueriamais à la masérieuses, ni pour arriver à la magnifieence
gnifieence des pensées.Les Aiglesmagnifieence des pensées. Les Aigles
ne s’ amusent point à prendre desne s’amusent point à prendre des
mouches, comme font les moimouches, comme font les moinéaux;
neaux; ni les hommes que l’ espritmoineaux; ni les hommes que l’esprit
esleue par dessus le commun, à desélevé par-dessus le commun, à des
choses si fort au dessous d’ eus.Il n’ y
a que les autres dont nous parlonsà que les autres dont nous parlons
qui s’ attachent serieusement à desqui s’attachent sérieusement à des
bagatelles.Ie veus bien que leursbagatelles. Je veux bien que leurs
considerations soient aiguës quelconsidérations soient aigues quelquefois,
quefois, & qu’ il y paroisse vnequelquefois, et qu’il y paraisse une
pointe d’ esprit que tout le monde
n’ a pas; mais on la peut auoir enn’a pas; mais on la peut avoir en
des choses de neant.Il n’ y a rien dedes choses de néant. Il n’y a rien de
maxime beaucoup moins suiette àmaxime beaucoup moins sujette à
méconte, que ceus done le eemieméconte, que ceus done le éemie
n’ a rien de plus à cœur que cét exan’a rien de plus à cœur que cet examen
men serupuleus de paroles, & i’ oseexamen servpulus de paroles, et j’ose
dire de syllabes, ne sont pas pour
reüssir noblement aus choses serieuréussir noblement aus choses sérieuses,
ses, ni pour arriueriamais à la masérieuses, ni pour arriver à la magnifieence
gnifieence des pensées.Les Aiglesmagnifieence des pensées. Les Aigles
ne s’ amusent point à prendre desne s’amusent point à prendre des
mouches, comme font les moimouches, comme font les moinéaux;
neaux; ni les hommes que l’ espritmoineaux; ni les hommes que l’esprit
esleue par dessus le commun, à desélevé par-dessus le commun, à des
choses si fort au dessous d’ eus.Il n’ y
a que les autres dont nous parlonsà que les autres dont nous parlons
qui s’ attachent serieusement à desqui s’attachent sérieusement à des
bagatelles.Ie veus bien que leursbagatelles. Je veux bien que leurs
considerations soient aiguës quelconsidérations soient aigues quelquefois,
quefois, & qu’ il y paroisse vnequelquefois, et qu’il y paraisse une
pointe d’ esprit que tout le monde
n’ a pas; mais on la peut auoir enn’a pas; mais on la peut avoir en
des choses de neant.Il n’ y a rien dedes choses de néant. Il n’y a rien de
