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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 50 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 50
p. 50 — Gallica (BnF)
mais la perdre; ennuis cessez, mais
finis ou terminez; esleuer les yeusfinis ou terminés; élever les yeus
Vers le cier, Hafs 1euer les yeus auVers le cier, Hafs 1ver les yeus au
ciel; nous ostant vne infinité d’ auciel; nous ôtant une infinité d’autres
tres termes sous ce mauuais fonded’autres termes sous ce mauvais fondement,
ment, que ce qui est bien dit d’ vnefondement, que ce qui est bien dit d’une
sorte, est par consequent mauuaissorte, est par conséquent mauvais
de l’ autre.Tant s’ en faut, c’ est la ride l’autre. Tant s’en faut, c’est la richesse
chesse de toutes les langues de pourichesse de toutes les langues de pouvoir
uoir diuersifier non seulement lespouvoir diversifier non seulement les
paroles, mais encore ce que les
Grecs ont nommé phrase, les LaGrecs ont nommé phrase, les Latins
tins elocution, & nous façon deLatins élocution, et nous façon de
parler.Si nous en croions ces Mesparler. Si nous en croions ces Messieurs,
sieurs, Dieu ne sera plus supplié, ilMessieurs, Dieu ne sera plus supplié, il
faut qu’ il se contante d’ estre prié,faut qu’il se contante d’être prié,
puis que le mot de supplier est impuisque le mot de supplier est impropre
propre son égard.Il n’ y aura plusimpropre à son égard. Il n’y aura plus
de souueraineté au monde, pour cede souveraine au monde, pour ce
qu’ elle sonne trop mal leur oreille,Qu’elle sonne trop mal à leur oreille,
qui ne peut souffrir qu’ vne souuequi ne peut souffrir qu’une souverain1aine
1aine puissance.Il ne faudra plussouverain1aine puissance. Il ne faudra plus