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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 41 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 41
p. 41 — Gallica (BnF)
Ep. 26.
teste en l’ vne de ses lettres, que s’ ilproteste en l’une de ses lettres, que s’il
lui estoit possible de se faire entenlui était possible de se faire entendre
dre par signes, il s' en seruiroit pluentendre par signès, il s’en servirait plutôt
stost que du discours, afin d’ éuiterplutôt que du discours, afin d’éuiter
mieus toute sorte d’ affectatiõ.C’ estJusque toute sorte d’affectaton. C’est
pourquoi entre les grandes loüanpourquoi entre les grandes louanLib.
Lib. 7. de geS qu’ il donne ailleurs son amiLouanLib. 7.de geS qu’il donne ailleurs à son ami
Demetrius, il le recommande sur
tout d’ auoir eu vne eloquence aussitout d’avoir eu une éloquence aussi
genereuse que ses pensées, & quigénéreuse que ses pensées, et qui
n’ estoit iamais empeschée l’ élen’était jamais empêchement à l’éleDiogen.
Diogen. tion des paroles.Zenon dit vnl’éleDiogen. tion des paroles. Zénons dit un
vitaZen. 10uI sur ce propos quelqu’ vn quivitazen. 10uI sur ce propos à quelqu’un qui
remarquoit que les termes des Phiremarquait que les termes des Philosophes
losophes estoient tousiours fortPhilosophes étaient toujours fort
concis, que si c’ estoit chose possibleconscience, que si c’était chose possible
ils n’ vseroient mesmes que de syllails n’useraient mêmes que de syllabes
bes fort courtes.Chrysippus souSyllabes fort courtes. Chrysippus soutient
stient dans Plutarque, que non seusoutient dans Plutarque, que non seulement
lement vn Philosophe doit negliseulement un Philosophe doit négliger
ger de faire heurter les voielles, &négliger de faire heurter les voiees, et
épriser tout ce qu’ il y a de plusépriser tout ce qu’il y a de plus
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