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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 40 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 40
p. 40 — Gallica (BnF)
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que trois ans plus que Demosthene)que trois ans plus que Demôthène)
n’ écriuit ses liures de Rhetoriquen’écriuit ses livres de Rhétorique
qu’ estant desia fort aagé, lors quequ’étant déjà fort aagé, lorsque
ce grand Orateur paroissoit auce grand Orateur paraissait au
plus haut point de sa gloire, come
celui qui s’ estoit fait admirer hacelui qui s’était fait admirer harangvant
ranguant dés sa vingt - cinquiesmeharangvant dès sa vingt-cinquiême
année; il ya bien plus d’ apparanceannée; il ya bien plus d’apparance
qu’ Aristote se soit serui des ouuraqu’Aristote se soit servi des ouvrages
ges de Demosthene, & de quelquesouvrages de Demôthène, et de quelques
autres Orateurs Atheniens, pourautres Orateurs Athéniens, pour
donner les lois du bien dire, que
Demosthene du trauail d' Aristote.Demôthène du travail d’Aristote.
Mais encore qu’ il y ait vne parfaiteMais encore qu’il y ait une parfaite
conuenance entre ces deus profesconvenir entre ces déus professions’de
sions' de la Sagesse & de l’ Eloquenprofessions’de la Sagesse et de l’éloquence,
ce, il est certain que les abus qui sel’éloquence, il est certain que les abus qui se
Commettent en la derniere, parComttent en la dernière, par
ceste vaine curiosité de parolescette vaine curiosité de paroles
dont nous traittons, ont si fortdont nous traitons, ont si fort
scandalisé quelques Philosophes,scandalisé quelques Philosophes,
que nous voions Seneque qui pro ¬que nous voions Sénèque qui proteste