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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 34 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 34
p. 34 — Gallica (BnF)
2i
pensées.Il y en a qui plustost quepensées. Il y en a qui plutôt que
d’ emploier vne diction tant soitd’emploier une diction tant soit
peu douteuie, rehoncerolcnt lapeu douteuie, rehoncerolcnt Oroondateit la
meilleure de leurs conceptions; la
crainte de dire vne mauuaise parocrainte de dire une mauvaise parole
le leur fait abandonner volontaiparole leur fait abandonner volontairement
rement ce qu’ ils ont de meilleurvolontairement ce qu’ils ont de meilleur
dans l’ esprit; & il se trouue la findans l’esprit; et il se trouve à la fin
que pour ne commettre point de
vice, ils se sont élongnez de toutevice, ils se sont éloignéz de toute
vertu.Ce n’ est pas pourtant ainsi
que ces grands Precepteurs de FEque ces grands Précepteurs de FÉloquence
loquence Grecque & RomaneFEloquence Grecque et Romane
ont entendu qu’ il en faloit vser.Ilsont entendu qu’il en fallait user. Ils
nous ont enseigné de mépriser telnous ont enseigné de mépriser tellement
lement la curiosité des mots, quandtellement la curiosité des mots, quand
il est question d’ expliquer quelque
haute & importante pensée, qu’ ilshaute et importante pensée, qu’ils
ont mis mesme ie ne sçai quelleont mis même je ne sais quelle
grace, & quasi vne vertu oratoiregrâce, et quasi une vertu oratoire
cn ceste louable negligence.Loncn cette louable négligence. Longnus
gnus décriuant l’ excellente & ma ¬Longnus décrivant l’excellente et magnifique