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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 30 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 30
p. 30 — Gallica (BnF)
le commerce ordinaire, l’ Echolele commerce ordinaire, l’Échole
aiant fait vn crime si capital de s’ enayant fait un crime si capital de s’en
1eruir.QH pouiioit dite, que c’ eit1ervenir. QuH Huiiait dite, que c’eit
pource qu’ il n’ y a rien de plus
odieus, qu’ vne vaine parade deodieus, qu’une vaine parade de
mots extraordinaires, qui font
voir qu’ on pretent parler mieusvoir qu’on prétendent parler mieus
que le commun, & par consequentque le commun, et par conséquent
qu’ on na peu trop condamner vnequ’on na peu trop condamner une
chose du tout contraire au dessein
de l' Orateur, qui est de plaire afinde l’Orateur, qui est de plaire afin
de persuader.Mais ie crois que lade persuader. Mais je crois que la
principale raison se doit prendre
de ce qu’ Aristote a fort bien remar ¬ a. 2.de ce qu’Aristote a fort bien remarara.2.
qué en quelque lieu de ses Topiqué en quelque lieu de ses Topiques,
ques, que toute diction inusitéeTopiques, que toute diction inusitée
ne peut éuiter æu’ elle ne porte auecne peut éuiter æu-elle ne porte avec
soi de l’ obscurité.Car puis quesoi de l’obscurité. Car puis que
nous ne parlons & n’ écriuons quenous ne parlons et n’écriuons que
pour estre entendus, d’ où vientpour être entendus, d’où vient
que la premiere perfection de l’ Oque la première perfection de l’Oraison
raison consiste en ce point d’ estrel’Oraison consiste en ce point d’être