Aller au contenu
GrandSiècle
← Fiche du document

Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 29 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 29
p. 29 — Gallica (BnF)
16
que les feüilles des arbres ne tomque les feuilles des arbres ne tombent
bent point plus ordinairement, setombent point plus ordinairement, selon
lon le dire du Poëte Latin.Que siselon le dire du Poète Latin. Que si
vous vsés d' vn terme trop ancien,vous usez d’un terme trop ancien,
On dit que vous affectés encore laOn dit que vous affectez encore la
srat. nourriture du gland, apres l’ vsagesrat. nourriture du gland, après l’usage
des bleds, & de tant de bonnesdes bleds, et de tant de bonnes
viandes.S’ il est trop nouueau, onviandes. S’il est trop nouveau, on
le compare a vn fruict qui n’ est pasle compare a un fruit qui n’est pas
encore meur, & qui pour cela neencore meur, et qui pour cela ne
eut plaire cause de son amertueut plaire à cause de son amertume.
me.S’ il est estranger, vous voilaamertume. S’il est étranger, vous voilà
tombé dans le plus grand de toustombé dans le plus grand de tous
les viees qu’ on peut reprocher vnles viees qu’on peut reprocher à un
Orateur, qui est la Barbarie.Et ainOrateur, qui est la Barbarie. Et ainsi
si il est aisé de iuger, qu’ on ne fçauainsi il est aisé de juger, qu’on ne fçaurai
roit apporter trop de soin ni de cirfaurait apporter trop de soin ni de circonspection
conspection en cette partie quicirconspection en cette partie qui
considere les seules paroles.I’ aiconsidère les seules paroles. J’ai
quelquefois medité d’ où pouuoitquelquefois médité d’où pouvait
proceder ceste grande auersionprocéver cette grande aersion
contre celles qui ne sont pas dans