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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 26 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 26
p. 26 — Gallica (BnF)
temerité seroit la mienne d’ entretémérité serait la mienne d’entreprendre
prendre ce qui succeda si mal d’entreprendre ce qui succéda si mal à
deux perioinna ges de tele repetadeux periinna ges de tele répméta
tion?Contentons -nous donc de
ce qui a plus de proportion auecce qui a plus de proportion avec
nos forces, & pour cét effet comnos forces, et pour cet effet commenças
mençons par la premiere partie decommençons par la première partie de
nostre distribution qui regarde lanotre distribution qui regarde la
diction.
Encore qu’ il semble que ce soit
plus le fait d’ vn Grammairien queplus le fait d’un Grammairien que
d’ vn Orateur de considerer lesd’un Orateur de considérer les
mots nuëment, cause que c’ est lamots nuement, à cause que c’est la
Grammaire qui nous apprent a
parler, & la Rhetorique discouparler, et la Rhétorique à discourit,
rit, d’ où vient que tant de perdiscourit, d’où vient que tant de personnes
sonnes parlent, & que fort peu dispersonnes parlent, et que fort peu discourent
courent comme il faut.Neandiscourent comme il faut. Néanmoins
moins soit que les sciences emNéanmoins soit que les sciences empruntent
pruntent les vnes des autres, soitempruntent les unes des autres, soit
que leur difference n’ empesche pasque leur différence n’empêche pas
qu' elles ne puissent s' occuper surqu’elles ne puissent s’occuper sur