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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 27 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 27
p. 27 — Gallica (BnF)
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vn mesme suiet le regardant diun même sujet le regardant diversement,
uersement, il est certain que tousdiversement, il est certain que tous
ceus qui ont escrit de l’ art du bienceus qui ont écrit de l’art du bien
dire, se sont tousiours emploiés dire, se sont toujours emploiés à
donner des régles, & establir desdonner des régles, et à établir des
maximes qui concernent le choismaximes qui concernent le chapeau
des mots, & l’ vsage des paroles.Endes mots, et l’usage des paroles. En
effect la bonté de la diction esteffet la bonté de la diction est
comme le fondement de toute
l’ Eloquence, & celui ¬ là ne renconl’Éloquence, et celui ne rencontra
tra pas mal, qui dit que les parolesrencontra pas mal, qui dit que les paroles
ressembloient aus vestemes, qu’ onressemblaient aus vêtèmes, qu’on
auoit bien inuentés pour la necesavait bien inventés pour la neceslement
lement l’ ornement, qu’ on en faineceslement à l’ornement, qu’on en faisait
soit dependre toute la bienseance.faisait dépendre toute la bienséance.
C’ est pourquoi comme les homC’est pourquoi comme les hommes
mes qui veulent estre proprementhommes qui veulent être proprement
vestus, mettent leur premier soin vêtus, mettent leur premier soin à
choisir de belles estoffes, & quichoisir de belles étouffes, et qui
soient la mode, sans quoi le restesoient à la mode, sans quoi le reste
de leur curiosité seroit comme inu ¬de leur curiosité serait comme inutile.