Aller au contenu
GrandSiècle
← Fiche du document

Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 220 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 220
p. 220 — Gallica (BnF)
2o7
i' ai tant de fois cité dans ce disj’ai tant de fois cité dans ce discours,
cours, monstre par les plus beausdiscours, monstre par les plus beaus
cAeilpies qu n poddoit enom dascAéilpies qu n poddait enom das
sa langue, combien les grands Ausa langue, combien les grands Auteurs
theurs se sont donné de liberté Auteurs se sont donné de liberté à
comettre des fautes, que de moincomettre des fautes, que de moindres
dres qu’ eus n’ eussent pas voulu faimoindres qu’eus n’eussent pas voulu faire.
re.Et premierement on peut voir,faire. Et premièrement on peut voir,
dit -il, dans le poëme heroïque, qu 'dit-il, dans le poème héroïque, qu’
Apollonius qui auoit écrit le voiaApollonius qui avait écrit le voyage
ge des Argonautes, s’ est tousioursNouage des Argonautes, s’est toujours
tenu dans l’ obseruation des regles;tenu dans l’observation des règles;
tout au contraire d’ Homere, quitout au contraire d’Homère, qui
les méprise par tout, & qui prendles méprise partout, et qui prend
des licences qu’ on pardonneroitdes licences qu’on pardonnerait
difficilement vn autre.Ce pendifficile à un autre. Ce pendant
dant y a t’ il personne qui aimastpendant y a-t-il personne qui aimât
mieus estre Apollonius qu’ Homemieus être Apollonius qu’Homère
re?Pindare entre les Lyriques aqu’Homère? Pindare entre les Lyriques a
imité Homere en ses libertez.Etimité Homere en ses libértés. Et
neanmoins personne vrai semblanéanmoins personne vrai semblablement
blement ne lui voudroit preferersemblablement ne lui voudrait préférer