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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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troubles, & que leur limon paroissetroubles, et que leur limon paroisse
messé de mille saletez.On ne faitmessé de mille salétés. On ne fait
pas grand cas non pius d' vin petitpas grand cas non pius d’vin petit
feu, pour clair & pur qu’ il puissefeu, pour clair et pur qu’il puisse
estre; là où nous mettons au rangêtre; là où nous mettons au rang
des plus rares merueilles de la nades plus rares merveilles de la nature
ture ces embrasemens d’ Etna, & dunature ces embrasements d’Etna, et du
Vesuue, qui iettent auec leurs flamVesuve, qui jettent avec leurs flammes
mes vne infinité de souffre & deflammes une infinité de souffre et de
pierres.L’ eloquence vulgaire coupierres. L’éloquence vulgaire coule
le fort nettement à la verité, & ellecoule fort nettement à la vérité, et elle
a ses lumieres si pures, & si éclatanà ses lumières si pures, et si éclatantes
tes que rien plus.Mais la grandeuréclatantes que rien plus. Mais la grandeur
de l’ eloquence dont nous parlons,de l’éloquence dont nous parlons,
peut estre comparée à celle de l’ Opeut être comparée à celle de l’Océan,
cean, plustost que d’ vne simple ril’Océan, plutôt que d’une simple rivière;
uiere; & toutes les bouches de Vulrivière; et toutes les bouches de Vulcain
cain ne causent point de tels incenVulcain ne causent point de tels incendies
dies que celle d’ vn Orateur, de laincendies que celle d’un Orateur, de laquelle
quelle nous auons desia dit qu’ illaquelle nous avons déjà dit qu’il
sortoit des foudres dont personnesortait des foudres dont personne
ne se peut garentir.Longinus, que
messé de mille saletez.On ne faitmessé de mille salétés. On ne fait
pas grand cas non pius d' vin petitpas grand cas non pius d’vin petit
feu, pour clair & pur qu’ il puissefeu, pour clair et pur qu’il puisse
estre; là où nous mettons au rangêtre; là où nous mettons au rang
des plus rares merueilles de la nades plus rares merveilles de la nature
ture ces embrasemens d’ Etna, & dunature ces embrasements d’Etna, et du
Vesuue, qui iettent auec leurs flamVesuve, qui jettent avec leurs flammes
mes vne infinité de souffre & deflammes une infinité de souffre et de
pierres.L’ eloquence vulgaire coupierres. L’éloquence vulgaire coule
le fort nettement à la verité, & ellecoule fort nettement à la vérité, et elle
a ses lumieres si pures, & si éclatanà ses lumières si pures, et si éclatantes
tes que rien plus.Mais la grandeuréclatantes que rien plus. Mais la grandeur
de l’ eloquence dont nous parlons,de l’éloquence dont nous parlons,
peut estre comparée à celle de l’ Opeut être comparée à celle de l’Océan,
cean, plustost que d’ vne simple ril’Océan, plutôt que d’une simple rivière;
uiere; & toutes les bouches de Vulrivière; et toutes les bouches de Vulcain
cain ne causent point de tels incenVulcain ne causent point de tels incendies
dies que celle d’ vn Orateur, de laincendies que celle d’un Orateur, de laquelle
quelle nous auons desia dit qu’ illaquelle nous avons déjà dit qu’il
sortoit des foudres dont personnesortait des foudres dont personne
ne se peut garentir.Longinus, que
