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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 221 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 221
p. 221 — Gallica (BnF)
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le Poëte Ion, quia esté beaucouple Poète Jon, quia été beaucoup
plus retenu & plus exact que luiplus retenu et plus exact que lui
dans ses ouurages.Que si nous cõdans ses ouvrages. Que si nous considerons
siderons le grand nombre d’ erreurscõiderons le grand nombre d’erreurs
dont Sophocle ne s’ est pas souciédont Sophocle ne s’est pas soucié
de remplir ses Tragedies, nous aude remplir ses Tragédies, nous aurons
rons occasion de nous estonner,aurons occasion de nous étonner,
que cela n’ empesche pas qu’ il ne.que cela n’empêche pas qu’il ne.
soit cent fois plus estimé qu’ vn Bacsoit cent fois plus estimé qu’un Bacchilides,
chilides, qui n’ eust pas voulu laisserBacchilides, qui n’eût pas voulu laisser
le moindre defaut dans les siennes.le moindre défaut dans les siennes.
C' est ainsi que ce Rheteur prouueC’est ainsi que ce Rhéteur prouve
son dire par la comparaison des
premiers hommes de sa nation auecpremiers hommes de sa nation avec
leurs inferieurs.Si nous osions tirerleurs inférieurs. Si nous osions tirer
des paralleles semblables entredes parole semblables entre
nos Escriuains de ce tems, il seroitnos Écrivains de ce temps, il serait
aisé de faire connoistre que ceusaisé de faire connaître que ceus
qui trauaillent le plus religieusequi travaillent le plus religieusemét
mét selon les preceptes de la Gramreligieusemé selon les préceptes de la Grammaire,
maire, & de la Rhetorique, ne sontGrammaire, et de la Rhétorique, ne sont
pas tousiours pour cela les premierspas toujours pour cela les premiers