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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 215 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 215
p. 215 — Gallica (BnF)
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nient, qu’ on ait fait chois & amasinconvenient, qu’on ait fait chois et amas
de longue main de tout ce qui conde longue main de tout ce qui concerne
cerne le langage, mais que le princoncerne le langage, mais que le principal
cipal soin soit des choses, & des maprincipal soin soit des choses, et des matières,
tieres, qu’ il faut posseder en pleinematières, qu’il faut posséder en pleine
proprieté, comme disent les Iurispropriété, comme disent les Jurisconsultes,
consultes, afin de s’ en seruir vtileJurisconsultes, afin de s’en servir utilement
ment & de bonne grace aus occautile et de bonne grâce aus occasions.
sions.Et il donne pour le plus imoccasions. Et il donne pour le plus important
portant auis de tous, de ne nous pasimportant avis de tous, de ne nous pas
amuser cultiuer le champ de l’ eloamuser à cultiver le champ de l’éloquence,
quence, auec ce seul dessein de lel’éloquence, avec ce seul dessein de le
remplir de lis & de violettes, au lieuremplir de lis et de violettes, au lieu
de bleds & de vignes; preferantde bleds et de vignes; préférantant
tousiours l’ oliuier qui porte dutoujours l’olivier qui porte du
fruict, au myrte qui ne sert qu’ fruit, au menace qui ne sert qu’à
l' ornement, & qui n’ a qu' vne verl’ornement, et qui n’a qu’une verdure
dure inutile.Et neanmoins il y enverdure inutile. Et néanmoins il y en
a qui font conscience de faire paà qui font conscience de faire paraître
roistre quelque doctrine dans leursparaître quelque doctrine dans leurs
écrits, qui croient mesmes qu’ il n’ yécrits, qui croient mêmes qu’il n’y
a rien de plus contraire l’ eloquen -à rien de plus contraire à l’éloquence,