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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
2o1
conuaincre les plus solides esprits,convaincre les plus solides esprits,
& de forcer les plus opiniatres &et de forcer les plus opiniatres et
les plus iieseaareo laiare les oplles plus iiesaareo laiare les oplnions
nions que nous auons entrepris deoplnions que nous avons entrepris de
leur faire receuoir; c’ est lors qu’ illeur faire recevoir; c’est lors qu’il
est besoin de la plus haute eloquenest besoin de la plus haute éloquence,
ce, qu’ il faut déploier ses maistresseséloquence, qu’il faut déploier ses maîtresses
voiles dont on a tant parlé, & qu’ avoiles dont on a tant parlé, et qu’a
moins d’ vser du plus parfait genremoins d’user du plus parfait genre
d’ oraison, plein de merueilles &d’oraison, plein de merveilles et
d’ admiration, on ne fera iamaisd’admiration, on ne fera jamais
rien qui approche de la gloire des
anciens.I’ apprens d’ eus qu’ il est beanciens. J’apprens d’eus qu’il est besoin
soin pour cela d’ vne estude conbesoin pour cela d’une étude consommée
sommee dans la plus part des scienconsommée dans la plus part des sciences.
ces.Quintilien compare ceus qui Poœm.sciences. Quintilien compare ceus qui Poœm.
n’ ont pas fait leur prouision desn’ont pas fait leur provision des
choses necessaires à l’ eloquence,choses nécessaires à l’éloquence,
aus hommes qui n’ ont point de paaus hommes qui n’ont point de patrimoine,
trimoine, qu’ on voit tousiours auspatrimoine, qu’on voit toujours aus
empruns & dans la basse necessité.empruns et dans la basse nécessité.
Il veut, pour euiter cét inconue ¬Il veut, pour éviter cet inconvenient,
& de forcer les plus opiniatres &et de forcer les plus opiniatres et
les plus iieseaareo laiare les oplles plus iiesaareo laiare les oplnions
nions que nous auons entrepris deoplnions que nous avons entrepris de
leur faire receuoir; c’ est lors qu’ illeur faire recevoir; c’est lors qu’il
est besoin de la plus haute eloquenest besoin de la plus haute éloquence,
ce, qu’ il faut déploier ses maistresseséloquence, qu’il faut déploier ses maîtresses
voiles dont on a tant parlé, & qu’ avoiles dont on a tant parlé, et qu’a
moins d’ vser du plus parfait genremoins d’user du plus parfait genre
d’ oraison, plein de merueilles &d’oraison, plein de merveilles et
d’ admiration, on ne fera iamaisd’admiration, on ne fera jamais
rien qui approche de la gloire des
anciens.I’ apprens d’ eus qu’ il est beanciens. J’apprens d’eus qu’il est besoin
soin pour cela d’ vne estude conbesoin pour cela d’une étude consommée
sommee dans la plus part des scienconsommée dans la plus part des sciences.
ces.Quintilien compare ceus qui Poœm.sciences. Quintilien compare ceus qui Poœm.
n’ ont pas fait leur prouision desn’ont pas fait leur provision des
choses necessaires à l’ eloquence,choses nécessaires à l’éloquence,
aus hommes qui n’ ont point de paaus hommes qui n’ont point de patrimoine,
trimoine, qu’ on voit tousiours auspatrimoine, qu’on voit toujours aus
empruns & dans la basse necessité.empruns et dans la basse nécessité.
Il veut, pour euiter cét inconue ¬Il veut, pour éviter cet inconvenient,
