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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 213 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 213
p. 213 — Gallica (BnF)
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de, dont l’ adresse remplit d’ estonde, dont l’adresse remplit d’étonnement
nement tous ses spectateurs.Car ild’étonnement tous ses spectateurs. Car il
y a des eloquences yuigaircs, quiy a des éloquences yuigaircs, qui
ne laissent pas d’ auoir leur pris,ne laissent pas d’avoir leur pris,
comme la plus petite estoille a sacomme la plus petite étoile a sa
lumiere e son influence, aussi bienlumière e élevé son influence, aussi bien
que la plus grande.Celles - là sontque la plus grande. Celles-là sont
bones en beaucoup de lieus où il nebones en beaucoup de lieus où il ne
se rencontre pas de grãdes difficulse rencontre pas de grands difficultés
tez aobtenir la fin qu’ on s’ est propodifficultés àobtenir la fin qu’on s’est propo
sée.L' Ecclesiastique dit qu’ vn loursée. L’Écccciastique dit qu’un lourdaut
daut est aussi aisé persuader, qu’ vnlourdaut est aussi aisé à persuader, qu’un
enfant faire pleurer, car c’ est ainsienfant à faire pleurer, car c’est ainsi
qu’ on peut interpreter ces paroles,qu’on peut intérêtr ces paroles,
Cap. 19. A facie verbi parturit fatuus, tanquam
gemitus partus infantiu. Ce n’ est donc
pas merueille s’ il se trouue propas merveille s’il se trouve à proportion
portion des personnes qu’ vne fortproportion des personnes qu’une fort
mediocre faculté de discourir tourmédiocre faculté de discourir tourne
ne comme elle veut.Mais quandtourne comme elle veut.
il est question de gagner creanceil est question de gagner créance
parmi les plus habiles hommes, de