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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 206 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 206
p. 206 — Gallica (BnF)
de tous les Philosophes; mais qui
l’ estoient si peu l’ égard de ses iul’étaient si peu à l’égard de ses ju2eb
2eb qea lemaal Peartrie qatatsiu2eb qea lemaal Peartrie atatats
lieu de le punir, ils estoient obligezlieu de le punir, ils étaient obligez
de le faire honorer & nourrir par lede le faire honorer et nourrir par le
public, qu’ il attira sur lui par ces
propos trop libres pour le lieu, le
plus inique iugement que la Greceplus inique jugement que la Grèce
ait iamais rendu.En effet tout leait jamais rendu. En effet tout le
monde a creu que si Socrate eustmonde a cru que si Socrate eût
esté Orateur & Philosophe toutété Orateur et Philosophe tout
ensemble, & qu’ en conseruant saensemble, et qu’en conservant sa
dignité il eust peu accommoderdignité il eût peu accommoder
son discours ce que demandoitson discours à ce que demandait
Vne assemblée qui iugeoit souueUne assemblée qui jugeait souverainement
rainement de sa vie & de son honsouverainement de sa vie et de son honneur,
neur, iamais Anytus & Melitushonneur, jamais Anytus et Mélitus
n’ eussent eu le pouuoir de le fairen’eussent eu le pouvoir de le faire
condamner.Or sans examiner dacondamner. Or sans examiner davantage
uantage le procedé d’ vn si granddavantage le procédé d’un si grand
personnage, dont on ne sçauroitpersonnage, dont on ne saurait
parler auec trop de respect, nousparler avec trop de respect, nous