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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 200 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 200
p. 200 — Gallica (BnF)
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estoit vne faculté populaire, quiétait une faculté populaire, qui
trouuoit son principal lustre dansprévait son principal lustre dans
le trouble des estats commandezle trouble des états commandés
par vne populace.Car comme lespar une populace. Car comme les
bons Capitaines se font en tems debons Capitaines se font en temps de
guerre, il semble que les plus excelguerre, il semble que les plus excellens
lens Orateurs se soient rendus tels,excellens Orateurs se soient rendus tels,
dans ces violantes agitations que
souffrent quelquefois les Republisouffrent quelquefois les Républiques.
ques.C’ est pourquoi ils ont estéRépubliques. C’est pourquoi ils ont été
plus rares dans les Estats bien poplus rares dans les États bien policés,
licez, tels que ceus de Crete, & depolicez, tels que ceus de Crète, et de
Sparte, pour ce que leur bonne
constitution ne souffroit pas de siconstitution ne souffrait pas de si
grandes alterations.De sorte quegrandes altéations. De sorte que
comme il se trouue fort peu de Mecomme il se trouve fort peu de médecins
decins où il n’ y a gueres de malamédecins où il n’y a guère de malades,
des, le nombre des Orateurs a estémalades, le nombre des Orateurs a été
tres - petit dans les gouuernemenstrès perpétuel dans les gouvernements
moins suiets estre esbranlez parmoins sujets à être ébranlés par
des mouuemens seditieus.Maisdes mouvements séditieus. Mais
quoi qu’ il en soit, Longinus, qui car, s.