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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 199 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 199
p. 199 — Gallica (BnF)
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mes, par vn plus parfait vsage dehommes, par un plus parfait usage de
ceste mesme parole, & par vne pluscette même parole, et par une plus
exquise communication du disexquise communication du discours,
cours, & de la raison, que nous dondiscours, et de la raison, que nous donne
ne l’ eloquence.Il ne faut pas pendonne l’éloquence. Il ne faut pas penser
ser qu’ vne vertu si esleuée, & sipenser qu’une vertu si élevée, et si
maiestueuse, s’ aille abbaisser seruimaiestueuse, s’aille baisser servilement
lement iusques aus moindres reservilement jusques aus moindres règles
gles de Grammaire ou de Rhetorirègles de Grammaire ou de Rhétorique.
que.Elle est si ialouse de sa liberté,Rhétorique. Elle est si jaloux de sa liberté,
qu’ on a creu qu’ elle ne se plaisoitqu’on a cru qu’elle ne se plaisait
que dans les Estats populaires, oùque dans les États populaires, où
elle ne trouue rien qui ne ploie souselle ne trouve rien qui ne ploie sous
ses volontez.Comme si c’ estoitses volontés. Comme si c’était
pour cela qu’ il a paru plus d’ Orapour cela qu’il a paru plus d’Orateurs
teurs dans les petites Democratiesd’Orateurs dans les petites Démocraties
d’ Athenes, ou de Rhodes, pour ned’Athène, ou de Rhodes, pour ne
riẽ dire de celle de Rome, que dansrite dire de celle de Rome, que dans
toutes ces grandes Monarchies de
Perse, ou de Macedoine.Ie sçaiPerse, ou de Macedoine. Je sais
bien qu’ on en donne vne autre raibien qu’on en donne une autre raison,
son, & qu’ on a dit que l’ eloquenceraison, et qu’on a dit que l’éloquence