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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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veut que les Democraties soient lesveut que les Démocraties soient les
meres nourrices de l’ eloquence, semère nourrices de l’éloquence, se
fonde sur ce que la seruitude est sonfonde sur ce que la servitude est son
ennemie mortelle, & sur ce qu’ il yennemie mortelle, et sur ce qu’il y
avne opposition formelle entre laaune opposition formelle entre la
condition d’ vn homme serf quicondition d’un homme serf qui
tremble tousiours, & celle d’ vntremble toujours, et celle d’un
Orateur dont tous les mouuemensOrateur dont tous les mouvements
doiuent estre hardis & genereus.doivent être hardis et gêneus.
Ceste grande liberté n’ empesCette grande liberté n’empêche
che pas pourtant qu’ il ne soit oblin’empêche pas pourtant qu’il ne soit obligé
gé d’ obseruer de certaines chosesobligé d’observer de certaines choses
tres - soigneusement.Et premieretrès soigneusement. Et premièrement
ment il ne se peut pas dispenser depremièrement il ne se peut pas dispenser de
garder le plus d’ ordre qu’ il lui sera
possible en tout ce qu’ il écrira.L’ orpossible en tout ce qu’il écrira. L’ordre
dre est ce feu de Promethée, sansL’ordre est ce feu de Promethée, sans
lequel tous nos ouurages paroiflequel tous nos ouvrages paraîtse
se nt inanimez.C' est la chaisne d’ orparoifse nt inanimez. C’est la chaîne d’or
qui lie tout ce qu’ il y a de beau dans
le monde.Et il est particulierementle monde. Et il est particulièrement
dans le discours, ce qu’ est dans vnedans le discours, ce qu’est dans une
meres nourrices de l’ eloquence, semère nourrices de l’éloquence, se
fonde sur ce que la seruitude est sonfonde sur ce que la servitude est son
ennemie mortelle, & sur ce qu’ il yennemie mortelle, et sur ce qu’il y
avne opposition formelle entre laaune opposition formelle entre la
condition d’ vn homme serf quicondition d’un homme serf qui
tremble tousiours, & celle d’ vntremble toujours, et celle d’un
Orateur dont tous les mouuemensOrateur dont tous les mouvements
doiuent estre hardis & genereus.doivent être hardis et gêneus.
Ceste grande liberté n’ empesCette grande liberté n’empêche
che pas pourtant qu’ il ne soit oblin’empêche pas pourtant qu’il ne soit obligé
gé d’ obseruer de certaines chosesobligé d’observer de certaines choses
tres - soigneusement.Et premieretrès soigneusement. Et premièrement
ment il ne se peut pas dispenser depremièrement il ne se peut pas dispenser de
garder le plus d’ ordre qu’ il lui sera
possible en tout ce qu’ il écrira.L’ orpossible en tout ce qu’il écrira. L’ordre
dre est ce feu de Promethée, sansL’ordre est ce feu de Promethée, sans
lequel tous nos ouurages paroiflequel tous nos ouvrages paraîtse
se nt inanimez.C' est la chaisne d’ orparoifse nt inanimez. C’est la chaîne d’or
qui lie tout ce qu’ il y a de beau dans
le monde.Et il est particulierementle monde. Et il est particulièrement
dans le discours, ce qu’ est dans vnedans le discours, ce qu’est dans une
