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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 198 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 198
p. 198 — Gallica (BnF)
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Empire armé, & l’ autre sans armesEmpire armé, et l’autre sans armes
par la seule terreur de sa parole,
qu' Aristophane comparoit vnqu’Aristophane comparait à un
foudre, comme Homere celle d’ V ¬ ilia,.foudre, comme Homère celle d’ive,.
Iysse vn torrent, qui entraisne toutIysse à un torrent, qui entraîne tout
auec soi par sa violance.De là vientavec soi par sa violance. De là vient
aussi ce que d’ autres ont remarquéaussi ce que d’autres ont remarqué
qu’ Alexandre n’ auoit pas eu moinsqu’Alexandre n’avait pas eu moins
de peine faire taire l’ eloquẽte villede peine à faire taire l’éloquence ville
d’ Athenes, qu’ a contraindre la ged’Athène, qu’a contraindre la généreuse
nereuse Sparte seruir.En effectgénéreuse Sparte à servir. En effet
ce que peut le fer en vne armée, l’ ece que peut le fer en une armée, l’éloquence
loquence le fait en vne assembléeL’éloquence le fait en une assemblée
d’ hommes raisonnables dont elle
se rend maistresse absoluë.Et cerse rend maîtresse absolue. Et certes
tes c’ est vne chose admirable, que as inuèt.certes c’est une chose admirable, que as inuèt.
comme nous auos obtenu vn comcomme nous os obtenu un commandement
mandement absolu sur le reste descommandement absolu sur le reste des
animaus par le moien de la raison,
& de la parole qui en est l’ image;et de la parole qui en est l’image;
nous puissions encore posseder lanous puissions encore posséder la
mesme authorité entre les hom ¬même autorité entre les hommes,