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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 197 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 197
p. 197 — Gallica (BnF)
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Lib. 11.Iien, en citant, comme il lui arriueLib. 11. Jien, en citant, comme il lui arrive
si souuent, son grand maistre Cisi souvent, son grand maître Cicéron,
ceron, qu’ il n’ y a point de piecesCiceron, qu’il n’y a point de pièces
plus admirables dans toute l’ eloplus admirables dans toute l’éloquence,
quence, que celles qui paroissentl’éloquence, que celles qui paraissent
les plus aisées, & qui sont neanles plus aisées, et qui sont néanmoins
moins les plus difficiles imiter.néanmoins les plus difficiles à imiter.
Comment est -ce que ceste souComment est-ce que cette souveraine
ueraine faculté se pourroit assuietsouverain faculté se pourrait assuiettir
tir bassement quoi que ce soit, siassuiettir bassement à quoi que ce soit, si
elle fait profession de commander
par tout, & de donner ses lois enpartout, et de donner ses lois en
Monarque, sans les receuoir de perMonarque, sans les recevoir de personne.
sonne.Platon le dit ainsi dans sonpersonne. Platon le dit ainsi dans son
Politique, & monstre que l’ eloPolitique, et monstre que l’éloquence
quence a quelque chose de comL’éloquence a quelque chose de commun
mun auec la dignité Roiale.C’ estcommun avec la dignité Royale. C’est
pourquoi il y en a qui ont foustenu
que Pericles n’ estoit pas moins Tyque Pericles n’était pas moins Tyran
ran d’ Athenes, que Pysistratus;Tyran d’Athène, que Pysistratus;
sans y recõnoistre d’ autre differensans y récompense d’autre différence,
ce, sinon que celui - cy exerçoit sondifférence, sinon que celui-ci exerçoit son