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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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raison de cela se prend de ce que la
fin de l’ Orateur est d' estre creu cofin de l’Orateur est d’être cru come
me veritable, à quoi il semble qu’ ilcome véritable, à quoi il semble qu’il
n' y ait rien de plus contraire quen’y ait rien de plus contraire que
l’ artifice.Car c’ est vne maxime fortl’artifice. Car c’est une maxime fort
asseurée que par tout où on en reassurée que partout où on en remarque
marque beaucoup, on pense tousremarque beaucoup, on pense toujours
iours qu’ il y a fort peu de verité.Iltoujours qu’il y a fort peu de vérité. Il
vaut donc mieus vser de ceste nevaut donc mieus user de cette négligence
gligence diligente, dont parle Cinégligence diligente, dont parle Ciest
est dili - Ceron, que de trauailler auec vneCiest dili- Ceron, que de travailler avec une
peine trop exacte, & où on puissepeine trop exacte, et où on puisse
1emarquer plus de curiosité que la1emarquer plus de curiosité que la
bien - seance n’ en demande.Veubienséance n’en demande. Veu
mesmement que comme il obseruemêmement que comme il observe
ailleurs, l’ eloquence n' est pas veailleurs, l’éloquence n’est pas venue
nuë de l’ àrtifice, mais au contrairevenue de l’àrtifice, mais au contraire
Non c - Celui cy est né de l’ eloquence, quiNon c’ Celui-ci est né de l’éloquence, qui
riam ex l’ a precedé.Et peut estre qu e le soinriam ex l’a précéé. Et peut être qu
cio, sed eXcessif de garder tous les preceptes
des Rheteurs, a donné lieu au redes Rhéteurs, a donné lieu au requentia
quentia proche qu’ on leur a fait, d’ auoirrequentia proche qu’on leur a fait, d’avoir
fin de l’ Orateur est d' estre creu cofin de l’Orateur est d’être cru come
me veritable, à quoi il semble qu’ ilcome véritable, à quoi il semble qu’il
n' y ait rien de plus contraire quen’y ait rien de plus contraire que
l’ artifice.Car c’ est vne maxime fortl’artifice. Car c’est une maxime fort
asseurée que par tout où on en reassurée que partout où on en remarque
marque beaucoup, on pense tousremarque beaucoup, on pense toujours
iours qu’ il y a fort peu de verité.Iltoujours qu’il y a fort peu de vérité. Il
vaut donc mieus vser de ceste nevaut donc mieus user de cette négligence
gligence diligente, dont parle Cinégligence diligente, dont parle Ciest
est dili - Ceron, que de trauailler auec vneCiest dili- Ceron, que de travailler avec une
peine trop exacte, & où on puissepeine trop exacte, et où on puisse
1emarquer plus de curiosité que la1emarquer plus de curiosité que la
bien - seance n’ en demande.Veubienséance n’en demande. Veu
mesmement que comme il obseruemêmement que comme il observe
ailleurs, l’ eloquence n' est pas veailleurs, l’éloquence n’est pas venue
nuë de l’ àrtifice, mais au contrairevenue de l’àrtifice, mais au contraire
Non c - Celui cy est né de l’ eloquence, quiNon c’ Celui-ci est né de l’éloquence, qui
riam ex l’ a precedé.Et peut estre qu e le soinriam ex l’a précéé. Et peut être qu
cio, sed eXcessif de garder tous les preceptes
des Rheteurs, a donné lieu au redes Rhéteurs, a donné lieu au requentia
quentia proche qu’ on leur a fait, d’ auoirrequentia proche qu’on leur a fait, d’avoir
