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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 194 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 194
p. 194 — Gallica (BnF)
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beaus originaus de l’ antiquité, oubeaus originaus de l’antiquité, ou
ceus de ce tems que nous iugeronsceus de ce temps que nous jugerrons
dignes d’ estre imitez, il le faut fairedignes d’être imites, il le faut faire
auec beaucoup de discretion, & seavec beaucoup de discrétion, et se
souuenir que le plus grand artificesouvenir que le plus grand artifice
de tous, consiste bien cacher cede tous, consiste à bien cacher celui
lui dont on se sert.Tous les Rhecelui dont on se sert. Tous les Rhéteurs
teurs ont conuenu de ce principe.Rhéteurs ont convenu de ce principe.
Seneque le Declamateur se moque reœmSénèque le Déclamateur se moque reœmde
de l’ impertinence de ceus qui nereœmde l’impertinence de ceus qui ne
penseroient pas estre subtils, s’ ils nepenseraient pas être subtils, s’ils ne
faisoient paroistre leur subtilité,faisaient paraître leur subtilité,
qui cesse neanmoins d’ estre telle,qui cesse néanmoins d’être telle,
aussi tost qu’ elle est renduë visible.aussitôt qu’elle est rendue visible.
Et Quintilien dit en general la mes ¬ zo. 4.Et Quintilien dit en général la mes âmezo.4.
me chose de l’ art dont il faisoit prome chose de l’art dont il faisait profession,
fession, qu’ au lieu de fe perdre en leprofession, qu’au lieu de fe perdre en le
COuurant, comme quelques vns s’ iCOuurant, comme quelques uns s’imaginaient
maginoient mala propos, c’ estoits’imaginaient mala propos, c’était
le ruiner tout fait que de le fairele ruiner tout à fait que de le faire
paroistre, & qu’ il n’ y auoit plusparaître, et qu’il n’y avait plus
d’ art s’ il estoit reconnoissable.Lad’art s’il était reconnaissance. La