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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 183 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 183
p. 183 — Gallica (BnF)
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tre deus extremitez fuir, puis quetre dû extrémités à fuir, puisque
ses Professeurs l’ ont qualifiée l' vneses Professeurs l’ont qualifiée l’une
summis des plus grandes, & des plus éclasummis des plus grandes, et des plus éclabus.
bus. tantes de toutes les vertus.éclabus. tantes de toutes les vertus.
Quint. l. Les exemples qui nous émeuQuint. l. Les exemples qui nous émuent
uent dauantage, sont souuent enémevent davantage, sont souvent encore
core plus instructifs que les enseiencore plus instructionifs que les enseignements;
gnemens; & si le chemin de l’ imienseignements; et si le chemin de l’imitation
tation est bien plus court que celuil’imitation est bien plus court que celui
Sen. ep. des preceptes.C’ est pour cela, queSen. ep. des préceptes. C’est pour cela, que
Arrian.COIlIme Epicure conseilloit dans laArrian. COIlIme Épicure conseillait dans la
cap.18.Morale d’ auoir tousiours deuantcap.18. Morale d’avoir toujours devant
les yeus vn Socrate, ou quelqueles yeus un Socrate, ou quelque
autre personnage de vertu heroïautre personnage de vertu héroïque,
que, afin que viuùnt comme en sahéroïque, afin que vive feraient comme en sa
presence, le respect qui lui est deuprésence, le respect qui lui est du
tinst nostre vie dans le deuoir, &tinst notre vie dans le devoir, et
nous portast aus plus belles actios.nous portât aus plus belles actios.
Longinus croit aussi que rien n’ est
tant capable d’ esleuer l’ Orateur tant capable d’élever l’Orateur à
ceste sublime eloquence dont ilcette sublime éloquence dont il
traitte, de le faire conceuoir haute ¬traite, de le faire concevoir hautement