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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 184 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 184
p. 184 — Gallica (BnF)
ment toutes choses, & de lui donhautement toutes choses, et de lui donner
ner la force de les exprimer auec didonner la force de les exprimer avec di8RPée
8RPee y que oll Pe Pepsereinte cerdi8RPée y que oll Pe Pépsèreinte cer
10urs comment Demosthene ou10urs comment Demôthène ou
Clceron manieroient le suiet qu’ ilClceron manieraient le sujet qu’il
a entrepris, & de quels termes vraia entrepris, et de quels termes vraisemblablement
semblablement ils vseroiẽt en vnevraisemblablement ils useraient en une
pareille occasion.Il veut mesmespareille occasion. Il veut mêmes
qu’ on se figure ce que la posteritéqu’on se figure ce que la postérité
pourra penser de nous par nos pourra penser de nous par nos écrits,
crits, & quel iugement elle deuraécrits, et quel jugement elle deura
faire de nos ouurages, n' estimantfaire de nos ouvrages, n’estimant
pas que sans ces considerations nopas que sans ces considérations no1tre
1tre ame puisse auoir d’ assez geneno1tre âme puisse avoir d’assez gérérée
reus mouuemens, pour arriuer ggénésus mouvements, pour arriver à
ceste maiestueuse eloquence qu’ ilcette maiestueuse éloquence qu’il
represente.A la verité ceus qui représente. A la vérité ceus qui écrivent
criuent pour tout le genre humain,écrivent pour tout le genre humain,
& pour tous les siecles venir, ne seet pour tous les siècles à venir, ne se
soucient gueres de la faueur dessoucient guère de la faveur des
particuliers, ni de la repuratiõ d’ vnparticuliers, ni de la réputation d’un
peu de iours, ou de quelques an ¬peu de jours, ou de quelques années.