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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 179 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 179
p. 179 — Gallica (BnF)
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dont les plus nobles pesent endont les plus nobles pèsent en
moindre masse, & valent dauantamoindre masse, et valent davantage
ge que les autres.C’ est pourquoydavantage que les autres. C’est pourquoi
les Lacedemoniens se vantoientles Lacédémoniens se vantaient
que leurs réponses courtes, & signique leurs réponses courtes, et significatives,
ficatiues, estoient tout au rebourssignificatives, étaient tout au rebours
de leur monnoie de fer, dont il fade leur monnoie de fer, dont il fallait
loit de bien grosses pieces pour safallait de bien grosses pièces pour satisfaire
tisfaire peu de chose.Et sans mensatisfaire à peu de chose. Et sans mentir
tir ils ont esté admirables pour cementir ils ont été admirables pour ce
regard, & on peut dire que leursregard, et on peut dire que leurs
propos ressembloient aus fruits propos ressemblaient aus fruits à
qui le Soleil, par vne extraordinairequi le Soleil, par une extraordinaire
maturité a laissé fort peu de corpsmaturité a laissé fort peu de corps
& beaucoup de substance.Mais l' eet beaucoup de substance. Mais l’éloquence
loquence ne souffre pas tousioursl’éloquence ne souffre pas toujours
Vne si grande austerité que la leur.Une si grande ustéririté que la leur.
I’ auoüe qu’ il est propos de retranJ’avoue qu’il est à propos de retrancher
cher d’ vn discours les superfluitezretrancher d’un discours les superfluis
qui ne sont bonnes qu’ le grossirqui ne sont bonnes qu’à le grossir
inutilement; & qu’ il n’ y a point deinutilement; et qu’il n’y a point de
plume si bien taillée, qui n’ ait be ¬plume si bien taillée, qui n’ait besoin