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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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hent plaisir à imiter les obscuritezprenhent plaisir à imiter les obscurités
d’ Antimachus, comme fit l’ Empe ¬ ael.d’Antimachus, comme fit l’Émpe ael.
reur Hadrien, auec le mesme iureur Hadrien, avec le même ju
gement dont il preferoit Caton àgement dont il préférait Caton à
Ciceron, Cecilius à Salluste, & EnCiceron, Cecilius à Salluste, et Ennius
nius à Virgile.Car comme il y aEnnius à Virgile. Car comme il y a
des Escriuains qui ne s’ exprimentdes Écrivains qui ne s’expriment
1amais qu’ auec des enigmes, & à la1amais qu’avec des enigmes, et à la
faqon des oracles, le plus souuentfason des oracles, le plus souvent
par vn vice de mauuaise conceptio,par un vice de mauvaise conceptio,
qui fait qu’ ils ne peuuent rien proqui fait qu’ils ne peuvent rien produire
duire en suitte qui ne soit defeproduire ensuite qui ne soit défaute.
tueus.Il se trouue des Lecteurs dedéfense. Il se trouve des Lecteurs de
mesme, à qui rien ne semble estremême, à qui rien ne semble être
spirituel, ni bien dit, si leur esprit
n’ a beaucoup de peine à l’ entendre;n’a beaucoup de peine à l’entendre;
& qui ne trouuent iamais les choet qui ne trouvent jamais les choses
ses grandes & admirables, que quadchoses grandes et admirables, que quad
elles sont dans la confusion & danselles sont dans la confusion et dans
l’ obscurité, comme il arriue à tourl’obscurité, comme il arrive à tour
ce qui est veu de nuict, qui nousce qui est vu de nuit, qui nous
paroist pour cela tousiours plusparaît pour cela toujours plus
d’ Antimachus, comme fit l’ Empe ¬ ael.d’Antimachus, comme fit l’Émpe ael.
reur Hadrien, auec le mesme iureur Hadrien, avec le même ju
gement dont il preferoit Caton àgement dont il préférait Caton à
Ciceron, Cecilius à Salluste, & EnCiceron, Cecilius à Salluste, et Ennius
nius à Virgile.Car comme il y aEnnius à Virgile. Car comme il y a
des Escriuains qui ne s’ exprimentdes Écrivains qui ne s’expriment
1amais qu’ auec des enigmes, & à la1amais qu’avec des enigmes, et à la
faqon des oracles, le plus souuentfason des oracles, le plus souvent
par vn vice de mauuaise conceptio,par un vice de mauvaise conceptio,
qui fait qu’ ils ne peuuent rien proqui fait qu’ils ne peuvent rien produire
duire en suitte qui ne soit defeproduire ensuite qui ne soit défaute.
tueus.Il se trouue des Lecteurs dedéfense. Il se trouve des Lecteurs de
mesme, à qui rien ne semble estremême, à qui rien ne semble être
spirituel, ni bien dit, si leur esprit
n’ a beaucoup de peine à l’ entendre;n’a beaucoup de peine à l’entendre;
& qui ne trouuent iamais les choet qui ne trouvent jamais les choses
ses grandes & admirables, que quadchoses grandes et admirables, que quad
elles sont dans la confusion & danselles sont dans la confusion et dans
l’ obscurité, comme il arriue à tourl’obscurité, comme il arrive à tour
ce qui est veu de nuict, qui nousce qui est vu de nuit, qui nous
paroist pour cela tousiours plusparaît pour cela toujours plus
L.
