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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 173 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 173
p. 173 — Gallica (BnF)
I60
trouue bonne ceste compositiontrouve bonne cette composition
austere, aspre, & amere, comme ilaustte, aspre, et amere, comme il
la nomme, que Tnuey dide & e Dela nomme, que Tnuei dide ete Demôthène
mosthene ont quelquefois affectée,Démôthéne ont quelquefois affectée,
auoü̃ant qu’ il n’ y a rien de plusSeul qu’il n’y a rien de plus
puissant émouuoir les affections.puissant àémoir les affections.
Mais il ne peut souffrir que pour
parler autrement que le commun,
Thucydide se serue de beaucoupThucidide se serve de beaucoup
de façons de s’ expliquer estranges,de façons de s’expliquer étranges,
qui approchent, dit -il, du solœcisqui approchent, dit-il, du solœcisme,
me, & qui iettent ce grand Orateursolœcisme, et qui jettent ce grand Orateur
historien dans vne vicieuse obscuhistorien dans une vicieuse obscurité,
rité, qu’ on doit éuiter sur touteobscurité, qu’on doit éviter sur toute
chose.
Et la verité puis que nous neEt à la vérité puisque nous ne
visons, soit en parlant, soit en écrivisons, soit en parlant, soit en écrivant,
uant, qu’ mettre nos pensées enécrivant, qu’à mettre nos pensées en
veri, euidence; d’ où vient que les GrecsJE, éidence; d’où vient que les Grecs
ont nommé la vois, comme si elleont nommé la vois, comme si elle
estoit la lumiere de l’ entendement;était la lumière de l’entendement;
c’ est sans doute que l’ oraison qui