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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 161 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 161
p. 161 — Gallica (BnF)
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parler que Grec, ils n’ auoient pasparler que Grec, ils n’avaient pas
suiet comme les Romains, & la plussujet comme les Romains, et la plus
part des autres Nations, de broüilpart des autres Nations, de brouiller
ler aucun idiome; estranger auecbrouiller aucun jdiome; étranger avec
le leur.Car les Grecs ont eu cela
d’ auantageus, que les scienees ned’avantageus, que les sciènees ne
leurs estoient enseignées dans lesleurs étaient enseignées dans les
Colleges ou Academies qu’ en leurColèges ou Academies qu’en leur
langue: de façon que quand ils euslangue: de façon que quand ils eussent
sent sçeu l’ Egyptien, ou l’ Hebrieu,eussent su l’Egyptien, ou l’Hébrieu,
c’ eust esté vne chose ridicule eusc’eût été une chose ridicule à eus
de s' en seruir sans necessité, & pourde s’en servir sans nécessité, et pour
n’ estre pas entendus.Ie sçai bienn’être pas entendus. Je sais bien
qu' on a dit que Cadmus auoit apqu’on a dit que Cadmus avait apporté
porté en Grece les lettres de Pheniapporté en Grèce les lettres de Phéniicie,
cie, par où il sembleroit que lesPhéniicie, par où il semblerait que les
Grecs auroient peu auoir quelqueGrecs auraient peu avoir quelque
connoissance des langues Orienconnaissance des langues Orientales.
tales.Mais sans nous amuser exaOrientales. Mais sans nous amuser à examiner
miner vne histoire qui est tout examiner une histoire qui est tout à
fait du tems fabuleus, on ne sçaufait du temps fabules, on ne sav101
101t nier que la langue Grecquesa101t nier que la langue Grecque