← Fiche du document
Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
147
sorte que quand ils haranguoientsorte que quand ils harangaient
au Senat, ils en vsoient encore deau Sénat, ils en usaient encore de
mesme, tant par l’ accoustumancemême, tant par l’accotumance
qu’ ils auoient prise, que par vneR’ils avaient prise, que par une
certaine raison d’ Estat, qui leur faicertaine raison d’État, qui leur faisait
soit craindre d’ offenser la maiestéfaisait craindre d’offenser la maiesté
de leur Republique, s’ ils emploioiẽtde leur République, s’ils emploiaient
vne autre langue que la sienne.Deune autre langue que la sienne. De
là vient que nous ne voions danslà vient que nous ne voions dans
toutes les oraisons de Ciceron quetoutes les oraisons de Ccécéron que
deus paroles Grecques, l’ vne en ladeus paroles Grecques, l’une en la
seconde inuectiue contre Verres,seconde inuective contre Verres,
& l’ autre en la cinquiesme.Comet l’autre en la cinqvème. Comme
me ie ne pense pas qu’ il ait rapporComme je ne pense pas qu’il ait rapporté
té de vers que dans son oraisonrapporté de vers que dans son oraison
pour P. Sextius, dans celle qui est
contre Pison, & dans vne autrecontre Pison, et dans une autre
pour le Roi Deiotarus.Quant aus
Grecs, outre les mesmes causes d’ inGrecs, outre les mêmes causes d’instruire
struire & d’ émouuoir vne multitud’instruire et d’émouoir une multitude
de ignorante de tout autre langagemultitude ignorante de tout autre langage
que le sien, qui les obligeoient à neque le sien, qui les obligeaient à ne
au Senat, ils en vsoient encore deau Sénat, ils en usaient encore de
mesme, tant par l’ accoustumancemême, tant par l’accotumance
qu’ ils auoient prise, que par vneR’ils avaient prise, que par une
certaine raison d’ Estat, qui leur faicertaine raison d’État, qui leur faisait
soit craindre d’ offenser la maiestéfaisait craindre d’offenser la maiesté
de leur Republique, s’ ils emploioiẽtde leur République, s’ils emploiaient
vne autre langue que la sienne.Deune autre langue que la sienne. De
là vient que nous ne voions danslà vient que nous ne voions dans
toutes les oraisons de Ciceron quetoutes les oraisons de Ccécéron que
deus paroles Grecques, l’ vne en ladeus paroles Grecques, l’une en la
seconde inuectiue contre Verres,seconde inuective contre Verres,
& l’ autre en la cinquiesme.Comet l’autre en la cinqvème. Comme
me ie ne pense pas qu’ il ait rapporComme je ne pense pas qu’il ait rapporté
té de vers que dans son oraisonrapporté de vers que dans son oraison
pour P. Sextius, dans celle qui est
contre Pison, & dans vne autrecontre Pison, et dans une autre
pour le Roi Deiotarus.Quant aus
Grecs, outre les mesmes causes d’ inGrecs, outre les mêmes causes d’instruire
struire & d’ émouuoir vne multitud’instruire et d’émouoir une multitude
de ignorante de tout autre langagemultitude ignorante de tout autre langage
que le sien, qui les obligeoient à neque le sien, qui les obligeaient à ne
K
i
