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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 159 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 159
p. 159 — Gallica (BnF)
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nous voions qu’ il n’ a pas fait diffinous voions qu’il n’a pas fait difficulté
culté de mesler beaucoup de Grec,difficulté de mêler beaucoup de Grec,
& de poësies Latines dans son ftileet de poesies Latines dans son ftile
epistolique, & philosophique, dontQuetolique, et philosophique, dont
il s’ est abstenu dans ses declamail s’est abstenu dans ses déclamations
tions au Senat, ou deuant le peudéclamations au Sénat, ou devant le peuple.
ple.La raison est l’ égard du peupeuple. La raison est à l’égard du peuple,
ple, que comme il estoit de sonpeuple, que comme il était de son
tems Iuge absolu de la vie & destemps Juge absolu de la vie et des
biens d’ vn chacun, & qu’ autantbiens d’un chacun, et qu’autant
qu’ il y auoit de Citoiens Romains,qu’il y avait de Citoiens Romains,
on peut dire que c’ estoient autanton peut dire que c’étaient autant
de petits Rois, qui donnoient la loide petits Rois, qui donnaient la loi
aus plus grands de la terre, il falloitaus plus grands de la terre, il fallait
les informer de tout, & s’ accomles informer de tout, et s’accommoder
moder leur capacité, qui ne soufs’accommoder à leur capacité, qui ne souffrait
froit pas qu’ on leur parlast Grec,souffrait pas qu’on leur parlast Grec,
pour ce que la plus part d’ entre eus
ne l’ eussent pas entendu.Ainsi les
Orateurs Romains estoient obliOrateurs Romains étaient obliges
gez de former leur eloquence neobligez de former leur éloquence à ne
se seruir que de la langue Latine; dese servir que de la langue Latine; de