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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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cours d’ vne langue posterieurediscours d’une langue postérité
dans le corps d’ vne autre plus andans le corps d’une autre plus ancienne,
cienne, comme du François ou deancienne, comme du Français ou de
l’ Espagnol dans vne oraison Latil’Espagne dans une oraison Latine,
ne, pretendant qu’ il y a ie ne sçaiLatine, prétendant qu’il y a je ne sais
quoi qui repugne à cela, & qu’ il estquoi qui répugne à cela, et qu’il est
des langues comme des greffes,
dont il s’ en trouue de telle nature,dont il s’en trouve de telle nature,
qu’ elles ne peuuent estre entées surqu’elles ne peuvent être étés sur
de certaines plantes.Mais pour vede certaines plantes. Mais pour venir
nir à ce qui nous touche, il me semvenir à ce qui nous touche, il me semble
ble qu’ il faut considerer, que l’ elosemble qu’il faut considérer, que l’éloquence
quence n’ est pas vniforme, & n’ àl’éloquence n’est pas uniforme, et n’à
pas tousiours vn mesme visage.Ellepas toujours un même visage. Elle
en change au contraire, & paroisten change au contraire, et paraît
tóute autre, selon la diuersité dest arrivsutute autre, selon la diversité des
matieres, des tems, des lieus, & desmatières, des temps, des lieus, et des
personnes.Car par exemple l’ elopersonnes. Car par exemple l’éloquence
quence de Ciceron dans ses epil’éloquence de Ccéron dans ses épîtres,
stres, & dans ses liures de PhilosoMessieurs, et dans ses livres de Philosophie,
phie, est bien differente de cellePhilosophie, est bien différente de celle
dont il vse dans ses oraisons.Etdont il use dans ses oraisons. Et
dans le corps d’ vne autre plus andans le corps d’une autre plus ancienne,
cienne, comme du François ou deancienne, comme du Français ou de
l’ Espagnol dans vne oraison Latil’Espagne dans une oraison Latine,
ne, pretendant qu’ il y a ie ne sçaiLatine, prétendant qu’il y a je ne sais
quoi qui repugne à cela, & qu’ il estquoi qui répugne à cela, et qu’il est
des langues comme des greffes,
dont il s’ en trouue de telle nature,dont il s’en trouve de telle nature,
qu’ elles ne peuuent estre entées surqu’elles ne peuvent être étés sur
de certaines plantes.Mais pour vede certaines plantes. Mais pour venir
nir à ce qui nous touche, il me semvenir à ce qui nous touche, il me semble
ble qu’ il faut considerer, que l’ elosemble qu’il faut considérer, que l’éloquence
quence n’ est pas vniforme, & n’ àl’éloquence n’est pas uniforme, et n’à
pas tousiours vn mesme visage.Ellepas toujours un même visage. Elle
en change au contraire, & paroisten change au contraire, et paraît
tóute autre, selon la diuersité dest arrivsutute autre, selon la diversité des
matieres, des tems, des lieus, & desmatières, des temps, des lieus, et des
personnes.Car par exemple l’ elopersonnes. Car par exemple l’éloquence
quence de Ciceron dans ses epil’éloquence de Ccéron dans ses épîtres,
stres, & dans ses liures de PhilosoMessieurs, et dans ses livres de Philosophie,
phie, est bien differente de cellePhilosophie, est bien différente de celle
dont il vse dans ses oraisons.Etdont il use dans ses oraisons. Et
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