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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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pas qu’ elles ne soient vn don dupas qu’elles ne soient un don du
sainct Esprit.La connoissance ensaint Esprit. La connaissance en
atousiours esté si glorieuse, qu’ onatousiours été si glorieuse, qu’on
A. Gell. disoit d’ Ennius qu’ il auoit troisÀ. Gelle. disait d’Ennius qu’il avait trois
cap. 17.CŒurS, pour ce qu’ il sçauoit le Grec,cap. 17. CŒurS, pour ce qu’il savait le Grec,
le Toscan, & le Latin.Et sainctle Toscan, et le Latin. Et saint
Augustin confesse d’ auoir offenséAugustin confesse d’avoir offensé
Dieu, méprisant d' apprendre en saDieu, méprisant d’apprendre en sa
ieunesse la langue Grecque.Quantjeunesse la langue Grecque. Quant
au messange des idiomes, qu’ on dit
auoir mauuaise grace, & preiudiavoir mauvaise grâce, et préiudicier
cier mesmes à l’ eloquence, les pluspréiveier mêmes à l’éloquence, les plus
grands Orateurs, & entre autresgrands Orateurs, et entre autres
Ciceron, dont ie me sers à tout proCiceron, dont je me sers à tout propos,
pos, comme Patrocle du bouclierpropos, comme Patrocle du bouclier
d’ Achille, n’ ont pas esté de cét auis.d’Achille, n’ont pas été de cet avis.
Le bien dire ne fut iamais plus flèuLe bien dire ne fut jamais plus flèurissant
rissant dans Rome que du temsflèurissant dans Rome que
Lib. 1. d ’ Hor ace, qui remarque qu’ on en
trelassoit lors le Grec & le Latintrlassait lors le Grec et le Latin
aussi agreablement, que quand onaussi agréablement, que quand on
ne faisoit du vin de Falerne & dene faisait du vin de Falerne et de
sainct Esprit.La connoissance ensaint Esprit. La connaissance en
atousiours esté si glorieuse, qu’ onatousiours été si glorieuse, qu’on
A. Gell. disoit d’ Ennius qu’ il auoit troisÀ. Gelle. disait d’Ennius qu’il avait trois
cap. 17.CŒurS, pour ce qu’ il sçauoit le Grec,cap. 17. CŒurS, pour ce qu’il savait le Grec,
le Toscan, & le Latin.Et sainctle Toscan, et le Latin. Et saint
Augustin confesse d’ auoir offenséAugustin confesse d’avoir offensé
Dieu, méprisant d' apprendre en saDieu, méprisant d’apprendre en sa
ieunesse la langue Grecque.Quantjeunesse la langue Grecque. Quant
au messange des idiomes, qu’ on dit
auoir mauuaise grace, & preiudiavoir mauvaise grâce, et préiudicier
cier mesmes à l’ eloquence, les pluspréiveier mêmes à l’éloquence, les plus
grands Orateurs, & entre autresgrands Orateurs, et entre autres
Ciceron, dont ie me sers à tout proCiceron, dont je me sers à tout propos,
pos, comme Patrocle du bouclierpropos, comme Patrocle du bouclier
d’ Achille, n’ ont pas esté de cét auis.d’Achille, n’ont pas été de cet avis.
Le bien dire ne fut iamais plus flèuLe bien dire ne fut jamais plus flèurissant
rissant dans Rome que du temsflèurissant dans Rome que
Lib. 1. d ’ Hor ace, qui remarque qu’ on en
trelassoit lors le Grec & le Latintrlassait lors le Grec et le Latin
aussi agreablement, que quand onaussi agréablement, que quand on
ne faisoit du vin de Falerne & dene faisait du vin de Falerne et de
